La carte vitale biométrique, sera-t-elle une arme anti-fraude ?

Une enveloppe de 20 millions d’euros destinée à rénover la carte vitale en la rendant biométrique. Sur le principe, rien de compliqué, « on rajoute une donnée supplémentaire qui est l’empreinte digitale », explique l’élu des Deux-Sèvres, « pour être sûr que le porteur de la carte est bien la personne soignée ».
Un chantier immense et coûteux. A 6 euros la carte vitale biométrique pour 58 millions d’assurés, on arrive à un montant « de l’ordre de 350 millions d’euros. Qui ne seront payés qu’une seule fois contre des milliards d’euros de fraudes tous les ans », se réjouit Philippe Mouiller.
« En 30 ans de pratique, je n’ai jamais vu de fraude à la carte vitale », avoue Philippe Besset, président de la Fédération des pharmaciens d’officine . Un fléau contre lequel ne peut rien faire la carte vitale biométrique, assure le pharmacien pour qui « on se trompe de réponse à un vrai combat ».
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La mise en place d’une carte vitale biométrique, « cela revient toujours à penser que ce sont les pauvres qui font le trou dans les dépenses alors que les grosses dépenses ne sont pas là », dénonce Agnès Giannotti, « c’est de l’affichage politique ».
« Faire voter l’amendement sur la carte vitale biométrique, c’est faire reconnaître par l’état qu’il y a un problème de fraude », se félicite-t-elle. Sur la carte vitale biométrique, « ce qui a été voté, c’est une expérimentation qui ne sera pas concluante et l’on va oublier l’idée », prédit l’élue centriste.
