La France à son tour face à la « Grande démission » après les États-Unis

Le phénomène évoque celui de la «Grande démission», que connaissent les États-Unis depuis les premières vagues de la pandémie de Covid-19. Par ailleurs, le taux d’emploi en France a retrouvé son niveau d’avant crise, et poursuit sa hausse : les démissions ne signent donc pas un retrait massif du monde du travail, mais majoritairement des changements d’emploi.
«Le taux de démission est un indicateur cyclique», rappelle le rapport de la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), «il est bas durant les crises et il augmente en période de reprise, d’autant plus fortement que l’embellie conjoncturelle est rapide». Le phénomène serait plutôt lié au rebond économique rapide, qui génère une forte demande d’emploi sur les classes les plus jeunes et les moins diplômées, dans les secteurs les plus durement touchés par la crise qui a précédé.
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L’exemple américain semble ainsi indiquer que la «grande démission» relèverait plutôt de «comportements de débauchages» entre entreprises. Les difficultés de recrutement, toujours importantes depuis la reprise économique, placent d’ailleurs ces récents démissionnaires en position plus favorable pour la négociation de leurs salaires.
