Les robots humanoïdes prennent votre place

Un défi brillamment remporté par des robots humanoïdes ! Initialement, Bob, Frank et Gary, tels que désignés par les internautes, qui ont été des dizaines de milliers à suivre, à la mi-mai, le défi en ligne, devaient se relayer pendant une durée de huit heures afin de trier des colis sur un tapis roulant. Ils étaient tenus d’exécuter une tâche simple mais chronophage : positionner l’étiquette comportant un code-barres vers le bas. Cependant, lorsque l’entreprise responsable de leur développement, Figure AI, a constaté que tout se déroulait sans incident, elle a pris la décision de prolonger l’expérience afin de les faire travailler pendant une durée de 24 heures. En conséquence, plus de 28 000 colis ont été triés, atteignant une cadence comparable à celle d’un être humain.
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Ces robots, qui évoquent le personnage du film I, Robot mettant en vedette Will Smith, ont opéré sans aucune supervision ni intervention humaine. Ils ne montrent aucun signe de fatigue et sont capables de prolonger leurs périodes de travail pendant plusieurs dizaines d’heures sans interruption. Grâce à ce test et à une valorisation estimée à 39 milliards de dollars, Figure AI démontre sa capacité à rivaliser avec Tesla et Agility Robotics, deux acteurs majeurs de l’industrie.
Au-delà du défi, cela constitue un indicateur que la robotisation disposera des moyens nécessaires pour s’accélérer au sein des entreprises. L’exemple le plus illustratif est celui d’Amazon. L’activité au sein de ses entrepôts ou dans le cadre de la livraison pourrait être amenée à connaître un tournant significatif. Selon le New York Times, l’entreprise aux États-Unis éviterait ainsi le recrutement de 600 000 personnes d’ici 2033 en procédant à l’automatisation de certaines tâches. Cela constituerait une réduction de 30 centimes par colis. Amazon s’efforce également de concevoir des entrepôts comportant une présence humaine minimale. Selon le quotidien américain, l’objectif de l’entreprise est d’automatiser 75 % de ses opérations. Un nombre croissant d’entreprises, telles que le constructeur automobile BMW ou les sociétés de livraison, manifestent une ambition comparable.
Bien que les entreprises semblent exprimer une certaine satisfaction, l’inquiétude des travailleurs demeure, quant à elle, tout à fait tangible. D’après les travaux des chercheurs d’Oxford Economics, il est estimé que, lors des deux prochaines décennies, les robots ainsi que d’autres technologies d’automatisation pourraient suppléer 20 % des travailleurs aux États-Unis. Ce chiffre atteint même 60 % dans le secteur des transports et de la logistique. L’étude indique également que des technologies capables de remplacer les êtres humains sont déjà disponibles sur le marché, tel que le robot de Figure AI. L’auteur de l’étude déplore que l’on se concentre principalement sur les répercussions de l’intelligence artificielle sur les travailleurs de bureau, au détriment des professions manuelles. Cependant, certains emplois au sein des services, de la vente ou des usines se trouvent particulièrement en péril.
Certaines analyses économiques soulignent qu’il sera nécessaire de disposer d’un nombre accru de personnes pour soutenir l’automatisation, que ce soit pour faire progresser les robots ou pour assurer leur maintenance. Néanmoins, il s’agit de professions qui ne sont pas nécessairement accessibles aux individus disposant de peu de qualifications. (Article reformulé à l’aide d’IA).
