L’État de New York suspend la construction de nouveaux centres de données

Une nouveauté pour l’un des États des États-Unis. Pendant une année, New York mettra un frein à l’octroi de permis de construction pour les nouveaux méga-centres de données d’une puissance minimale de 50 mégawatts. Dès sa signature par la gouverneure Kathy Hochul le mardi 14 juillet, ce moratoire entre en vigueur sans délai. Il convient de laisser à l’État le loisir de réguler ce domaine en plein essor, porté par le développement croissant de l’intelligence artificielle (IA).
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Les dirigeants politiques américains, qui en général soutiennent le secteur technologique et les investissements qu’il attire, se retrouvent confrontés à des électeurs réticents à voir ces infrastructures s’implanter à proximité de leur domicile. De multiples cités et contrées se sont ainsi parées de règles locales. En avril, un arrêt temporaire avait été instauré dans l’État du Maine, mais la gouverneure Janet Mills l’a stoppé net, arguant qu’il aurait entravé la création d’un “centre de données” dans une ville déjà éprouvée par la fermeture d’une usine.
Face à la menace croissante que représente l’expansion des centres de données, avec son impact sur les coûts en eau et en électricité, son exploitation des ressources naturelles et les inquiétudes qu’elle suscite chez les habitants de New York, il m’incombe d’intervenir et d’ouvrir la voie, a expliqué Kathy Hochul dans un communiqué officiel.
Ces dernières années, les États-Unis ont vu les dépenses pour la construction de centres de données littéralement flamber, avec des investissements colossaux de plusieurs dizaines de milliards de dollars injectés dans ces infrastructures. Les détracteurs des « data centers » soulignent leur voracité énergétique, leur soif insatiable d’eau pour se rafraîchir, le vacarme qu’ils répandent et le maigre nombre d’emplois qu’ils engendrent. En revanche, leurs défenseurs arguent que freiner leur expansion nuit à la création d’emploi et ouvre grand la voie à la Chine dans la course à l’intelligence artificielle.
D’après une enquête menée par l’assureur-crédit Allianz Trade et dévoilée à la fin du mois de juin, les émissions de CO₂ des centres de données ont grimpé à 286 millions de tonnes en 2025. D’ici à 2030, leur poids pourrait atteindre la vertigineuse somme de 643 millions de tonnes. Selon cette étude, les États-Unis et la Chine se partagent la responsabilité de près de 70 % des émissions mondiales.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
