“Un lieu climatisé à moins de 10 minutes pour tous les Français”

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D’ici à 2050, il est estimé par le Haut Conseil pour le climat que la France pourrait faire face à cinq fois plus d’épisodes de vagues de chaleur. Cet été, trois vagues de chaleur se sont succédé en l’espace de trois mois, et le mois de juin a battu tous les records en termes de température. Dans son plus récent rapport annuel, le Haut Conseil pour le climat met en garde contre le fait que la France est confrontée à ses responsabilités. Une problématique essentielle réside dans la manière de garantir la protection de la population face aux périodes de températures extrêmes récurrentes.

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Le Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, Clément Beaune, suggère dans son plan de lutte contre la canicule présenté le 10 juillet et intitulé « Pour une France du frais » qu’il serait souhaitable d’avoir comme objectif national que chaque Français puisse accéder à un lieu climatisé à moins de 10 minutes de chez lui pendant les périodes de fortes chaleurs. Lors de son intervention sur France Inter le jeudi 16 juillet, Clément Beaune a explicité son point de vue en mentionnant l’exemple de Barcelone en Espagne, une ville qui se distingue par la présence de refuges climatiques. Il s’agit d’espaces, qu’ils soient publics ou privés, offrant des zones de repos ombragées.

En 2018, Barcelone a mis en place un plan climatique qui incluait l’objectif qu’à partir de 2030, « 100 % de la population soit à moins de cinq minutes à pied d’un refuge climatique ». À cette époque, le document recommandait spécifiquement de repérer les zones de refuge climatique actuelles et potentielles qui pourraient fournir un confort thermique pendant des événements météorologiques extrêmes.

En 2020, la municipalité a finalement publié une carte interactive répertoriant l’ensemble des « refuges climatiques » disponibles. Après une période de six ans, il a été dénombré plus de 500 abris. On recense parmi ces équipements une cinquantaine de bibliothèques, une soixantaine de parcs et jardins, une vingtaine de musées, ainsi que des installations sportives, des édifices religieux, des pharmacies, des marchés, une institution universitaire, des aires de jeux pour les écoles, des centres commerciaux, etc.

Cependant, ces endroits ne sont pas sélectionnés de manière aléatoire. Selon les informations disponibles sur le portail de la municipalité de Barcelone, un refuge est défini comme un lieu permettant de se mettre à l’abri des conditions climatiques extrêmes, tout en continuant à remplir ses fonctions habituelles. Il peut s’agir de lieux intérieurs tels que des bibliothèques ou d’espaces extérieurs tels que des parcs, mais selon la municipalité, ces endroits doivent être facilement accessibles et idéalement être équipés de sièges tels que des chaises ou des bancs pour la détente, ainsi que d’un accès gratuit à de l’eau.

Ces endroits, à l’exception des piscines, sont accessibles sans frais et sont identifiés par un symbole facilement reconnaissable. En revanche, il est souligné par la mairie que ces endroits « ne sont pas conçus pour les individus nécessitant des soins médicaux » et les encourage à se rendre dans un établissement de santé approprié.

Barcelone ne constitue pas l’unique ville offrant des refuges climatiques à l’échelle mondiale. En Espagne, plusieurs villes ont entrepris cette démarche. Le guide de recommandations publié par le Réseau espagnol des villes pour le climat vise à assister les municipalités dans l’établissement de leurs propres réseaux de refuges climatiques. L’office de tourisme portugais a récemment dévoilé son projet de mettre en place un réseau similaire, mais cette fois-ci avec pour objectif d’offrir une couverture nationale. Bien que les caractéristiques puissent varier, on peut également identifier des refuges climatiques en Argentine, notamment à Buenos Aires, ainsi qu’en Italie, plus précisément dans la ville de Bologne.

En France, l’Ademe et la région Île-de-France offrent chacune leurs propres cartes des refuges climatiques, bien qu’il ne soit pas encore approprié de parler de « réseau ». La carte de l’Ademe est un outil de cartographie participative qui répertorie actuellement 31 abris en région parisienne, en fonction de leur niveau de fraîcheur, classés comme « très frais », «à fraîcheur modérée » ou « faible fraîcheur ». Cette carte fournit par ailleurs des informations sur les adresses d’églises et de musées parisiens.

Selon des chercheurs dont l’article a été publié dans la revue The Conversation, l’efficacité de ces refuges dépendra de leur capacité à considérer la chaleur comme une question politique. Ils affirment que les refuges climatiques devront dépasser le simple statut de points frais sur une carte pour être efficaces. Selon leur point de vue, ces abris devraient également offrir des services tels que l’eau et le wifi, et être conçus dès le départ comme des lieux d’accueil, nécessitant ainsi une animation et des employés formés pour répondre à ces nouveaux besoins.


(Article reformulé à l’aide d’IA)

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