La Ligue contre le cancer avance “12 propositions concrètes”
Le vendredi 16 octobre, la Ligue contre le cancer a présenté un plan, dévoilé en avant-première par France Inter, comprenant « 12 propositions concrètes visant à améliorer l’efficacité de notre politique de lutte contre le cancer », à l’approche du premier tour de l’élection présidentielle dans six mois. On observe une augmentation continue du nombre de cas de cancers, avec plus de 430 000 nouveaux cas recensés annuellement. L’organisation met en lumière les principales « causes évitables ».
D’après les données de la Ligue contre le cancer, il serait possible de prévenir quatre cancers sur dix en apportant des modifications à nos comportements et à nos habitudes de vie. Elle suggère en particulier de prohiber la commercialisation de cigarettes aux individus nés après 2014. Elle préconise également une révision du contenu du message d’information sur les dangers de la consommation excessive d’alcool dans les publicités, afin d’y inclure explicitement les risques encourus. La Ligue contre le cancer a modifié sa communication pour remplacer l’expression « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé » par « l’alcool est dangereux pour la santé ». Afin de renforcer la lutte contre les facteurs évitables de cancer, la Ligue propose de rendre le Nutri-Score obligatoire et de baisser l’âge de la vaccination contre les cancers associés aux papillomavirus à 9 ans, au lieu de 13 ans actuellement.
A consulter aussi >> Incendies en Indonésie : un brouillard toxique s’étend en Asie du Sud-Est
Par ailleurs, l’association recommande de prohiber les suppléments tarifaires pour les dépistages organisés du cancer du sein, du côlon et du col de l’utérus. En raison des résultats peu satisfaisants des campagnes de dépistage du cancer en France. Environ la moitié des femmes effectuent une mammographie de dépistage entre l’âge de 50 et 74 ans. Dans les zones médicalement sous-dotées, on observe une augmentation des honoraires supplémentaires pour ces examens de suivi. François Berger, le secrétaire général de la Ligue contre le cancer, illustre le cas d’une patiente qui éprouve des difficultés à obtenir un rendez-vous pour une mammographie. Dans ce contexte, il est envisagé de lui suggérer de réaliser un examen échographique avec dépassement d’honoraires, dont le coût serait compris entre 50 et 100 euros. La Ligue contre le cancer exprime une forte opposition à cette pratique et presse les candidats à l’élection présidentielle de prendre position rapidement sur cette question.
Selon la Ligue contre le cancer, il est impératif que « la prévention » soit élevée au rang de « priorité dans les politiques de santé », en mettant fin à « la domination des intérêts économiques sur notre bien-être ». Ainsi, « l’impact sur la santé » devrait être considéré comme le « principe essentiel guidant toutes les décisions politiques publiques ». Il est impératif de garantir « l’égalité effective dans la lutte contre le cancer » ainsi que « l’accès universel aux traitements ». La Ligue préconise la mise en place d’une protection sociale adaptée pour les individus malades et leurs proches aidants. Il s’agit de demandes anciennes qui pourraient être implémentées dès à présent.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
