Face au manque de médecins traitants, la Cour des Comptes propose d’établir un minimum de patients obligatoires

Vous faites sûrement partie des plus de six millions de citoyens français qui n’ont pas de médecin attitré. Le médecin que vous avez choisi pour assurer votre suivi, qui est souvent un médecin généraliste. Il vous guidera à travers le système de santé, vous fournira un traitement, et éventuellement vous recommandera des consultations avec un spécialiste. En dehors de l’aspect strictement médical, l’absence de médecin traitant peut également avoir des répercussions financières. Une consultation effectuée auprès d’un médecin traitant bénéficie d’un remboursement plus avantageux de la part de l’Assurance maladie par rapport à une consultation chez un médecin généraliste non désigné.
De nos jours, un grand nombre de citoyens français rencontrent des difficultés pour trouver un médecin de premier recours. Afin de remédier à cette situation, la Cour des comptes suggère de rendre obligatoire pour les médecins généralistes d’assumer le rôle de médecin traitant pour un minimum de 500 patients. Le parlementaire du parti socialiste, Guillaume Garot, a concrétisé le concept en une proposition législative qui a récemment été soumise. Il critique l’injustice engendrée par certains médecins généralistes libéraux qui refusent ou limitent fortement le nombre de patients qu’ils acceptent comme médecin référent. Selon la Cour des comptes, 8 500 individus se trouvent dans cette situation.
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Le député socialiste affirme que ces professionnels ne se limitent pas à être des remplaçants, mais sont également des médecins qui, pour diverses raisons, préfèrent ne pas assumer la responsabilité d’une patientèle en tant que médecin traitant. Cependant, il existe un impératif de l’intérêt général. La Cour des comptes a effectué un calcul élémentaire. La mise en place d’un seuil minimum de patients pour chacun des 8500 médecins pourrait garantir l’accès à un médecin traitant pour 2,5 à 4 millions de patients en France.
Les médecins ne sont pas du tout favorables à l’aspect contraignant de la mesure. Selon le président des généralistes libéraux CSMF, le docteur Luc Du Kennel, ce dispositif risque d’avoir des effets contraires à ceux escomptés. D’après son analyse, les 10 000 remplaçants seront les premiers touchés par cette législation. Ils exercent en tant que remplaçants de médecins généralistes absents pour cause de maladie ou de congés. Actuellement, ils ne sont pas en mesure d’exercer en tant que médecins généralistes. L’application du projet de loi Garot entraînerait la suppression de ces 10 000 postes de remplaçants. Quelles actions ont-ils l’intention d’entreprendre ? Ils ne procéderont pas à une installation tant qu’ils ne seront pas déjà installés, et le projet de loi de M. Garot n’a pas pour objectif de le faire. Actuellement, si seulement la moitié des médecins généralistes exercent en tant que médecins traitants, cela implique qu’il existe d’autres possibilités d’activités à entreprendre. Toutefois, 32 000 personnes exercent une activité professionnelle au sein des établissements hospitaliers. Le docteur Luc Du Kennel, président des généralistes libéraux CSMF, suggère que les médecins travaillant dans les hôpitaux envisagent de s’installer en milieu urbain, ce qui serait souhaitable selon lui.
Tous les citoyens français ne bénéficient pas des mêmes conditions de logement.
Le député du parti socialiste, Guillaume Garot, a l’intention de présenter sa proposition de loi à l’Assemblée le 19 novembre 2026. Il envisage d’étendre cette obligation d’être médecin traitant pour un minimum de 500 patients à l’ensemble des médecins généralistes, qu’ils exercent en libéral ou en tant que salariés.
Tous les citoyens français ne bénéficient pas des mêmes conditions de vie. En ce qui concerne les médecins traitants en pratique libérale, il est préférable de résider dans les Hautes-Alpes plutôt qu’en Guyane. En France métropolitaine, la densité moyenne de médecins généralistes est de 65 pour 100 000 habitants. En revanche, la Guyane n’en compte que 25. En ce qui concerne les inégalités en France métropolitaine, on dénombre uniquement 30 médecins pour 100 000 habitants en Seine-Saint-Denis et 41 dans le Cher. En revanche, on en compte 88 dans le Finistère et 103 dans les Hautes-Alpes. En règle générale, les régions où la densité de médecins généralistes est élevée correspondent souvent à celles où l’effectif de médecins traitants est important. En revanche, on constate une moindre présence de médecins généralistes en milieu rural, bien que ces derniers soient plus enclins à assumer le rôle de médecin traitant par rapport à leurs homologues en milieu urbain.
Quelles sont les raisons de cette situation ? Tout d’abord, il y a une pénurie de médecins généralistes. Ces derniers ne sont pas répartis de manière équitable à travers le territoire. De surcroît, une proportion importante des praticiens généralistes prendra sa retraite prochainement. En revanche, il y a moins de nouveaux médecins et un grand nombre d’entre eux éprouvent déjà une charge de travail excessive. Ils constatent en particulier une surcharge de tâches administratives à exécuter.
Selon la Cour des comptes, il est nécessaire de mettre en place des incitations financières pour encourager les médecins. Lorsqu’un professionnel de santé accepte d’assumer le rôle de médecin traitant, il bénéficie d’une rémunération forfaitaire. Il reçoit également une rémunération lorsqu’il atteint certains objectifs en matière de vaccination et de dépistage. La Cour des comptes recommande une amélioration de la rémunération des praticiens. Elle encourage la négociation entre l’assurance maladie et les syndicats. Selon la Cour des comptes, il est également considéré comme nécessaire de fournir un soutien financier pour encourager l’établissement des cabinets de groupe, qui sont des structures regroupant plusieurs professionnels de santé exerçant en collaboration. Elle recommande également de promouvoir le développement des outils numériques disponibles pour les médecins.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
