Égalité : Les femmes travailleront “gratuitement” à partir du 19 novembre

Afin de mettre en évidence les disparités salariales entre les hommes et les femmes, Les Glorieuses procèdent chaque année au calcul de la date à partir de laquelle ces dernières exercent leur activité professionnelle « gratuitement ». Cette année, cet événement se produira le jeudi 19 novembre à 10h51, comme l’a annoncé la lettre d’information féministe le lundi 2 novembre. Si les femmes recevaient une rémunération équivalente à celle des hommes, calculée sur la base du taux horaire moyen, elles auraient alors perçu l’équivalent de leur revenu annuel actuel.
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Selon les données d’Eurostat de 2024, les plus récentes à disposition, les femmes en France perçoivent en moyenne un salaire inférieur de 11,8 % à celui des hommes, tandis que cet écart s’élève à 11,1 % au sein de l’Union européenne, comme l’indique son communiqué. Selon les données d’Eurostat de 2023, l’écart s’élevait à 12,3 % et a connu une diminution progressive depuis 2018, où il était de 16,7 %.
« Cette évolution est positive, il convient de le souligner. » Cependant, dix ans après la première campagne, « la seule question du salaire (…) ne suffit pas à appréhender les inégalités économiques », a déclaré Rebecca Amsellem, fondatrice des Glorieuses, lors d’un entretien avec l’AFP. « Un écart de salaire, un écart de rémunération, constitue un écart de liberté », a-t-elle affirmé, en faisant référence aux projets et aux investissements auxquels les femmes renoncent en raison de l’insuffisance de ressources.
Afin de diminuer ces inégalités, Les Glorieuses préconisent notamment de subordonner l’accès des entreprises aux marchés publics et aux subventions au respect de l’égalité salariale. Rebecca Amsellem a souligné qu’il s’agit d’une mesure qui « n’entraîne littéralement aucun coût supplémentaire pour l’État ». La lettre d’information appelle également à une revalorisation des professions majoritairement féminines, en particulier dans les domaines du soin et de l’éducation, des métiers jugés « essentiels à la cohésion de notre société », a souligné la fondatrice.
Elle a également soutenu la nécessité d’un congé post-natal entièrement rémunéré, équivalent au congé de maternité, pour les deux parents, une initiative qui a démontré son efficacité au Portugal et en Espagne. De plus, elle a plaidé en faveur de la transposition de la directive européenne relative à la transparence salariale, adoptée en 2023.
La recommandation susmentionnée fait actuellement l’objet d’un projet de loi, présenté en septembre lors du conseil des ministres, visant explicitement à réduire les disparités salariales entre les hommes et les femmes.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
