Une avancée significative pour la préservation des coraux blanchis
Pour sa survie, le corail nécessite la présence de couleurs. En effet, cet organisme est composé de colonies de petits animaux, appelés polypes, appartenant à la même famille que les méduses. Bien que ces polypes soient transparents, ils hébergent à l’intérieur de leur corps de petites algues colorées.
Cela s’apparente à un jardin potager, où l’on cultive des algues qui sont ensuite consommées. Soixante-quinze pour cent de leur alimentation en est issu. Le problème réside dans le fait que, à l’instar de tout jardin, il souffre d’un dépérissement en période de canicule. Lorsque la température de l’eau est excessive, le corail expulse les zooxanthelles, ce qui entraîne une décoloration et une mort par inanition.
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Si la chaleur n’est pas prolongée, il est possible qu’il parvienne à se rétablir. Cependant, la régénération de son jardin d’algues nécessite plusieurs années, et le corail, une fois blanchi, est souvent si affaibli qu’il en vient à périr. Heureusement, les biologistes marins de l’université de Stanford ont récemment découvert une perspective prometteuse pour un traitement.
Cela débute par une étreinte de corail. Les chercheurs, comme l’indique un article publié dans Science Advances, ont fait une découverte fortuite : lorsque deux brins de corail, l’un décoloré et l’autre en bonne santé, entrent en contact, le corail décoloré parvient à retrouver ses couleurs. Un simple contact suffit pour que le corail en bonne santé transfère ses petites algues au corail blanc, lequel recommence à les cultiver ; en l’espace de sept jours, il parvient ainsi à se rétablir complètement.
Cependant, cette approche ne s’applique pas à n’importe quelle paire de brins de corail, ce qui constitue l’essence même de la problématique. Il est impératif que les deux brins de corail soient issus du même individu, à l’instar de deux branches d’un même arbre, afin qu’ils soient génétiquement identiques et puissent ainsi partager leurs petites algues.
À présent que nous avons acquis une compréhension de ce phénomène de transfert des algues, il serait pertinent de s’en inspirer afin de développer une méthode alternative pour transférer les petites algues vers les coraux blanchis, agissant ainsi comme un greffon universel. Nous procéderions à la collecte des algues avant l’apparition des canicules marines, puis nous interviendrions pour restaurer les couleurs des récifs.
Bien que cela semble laborieux, il s’agit d’une démarche indispensable. En raison de l’augmentation des températures marines, les récifs coralliens se trouvent fortement menacés. Si aucune mesure n’est prise, 96 % d’entre eux seront voués à disparaître dans un délai de cinquante ans. Une catastrophe, car ces écosystèmes abritent un quart des espèces marines et soutiennent la vie d’un milliard de personnes, notamment par le biais de la pêche et en assurant la protection des côtes.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
