Une épidémie de rougeole aux États-Unis

La rougeole fait son retour aux États-Unis. Après avoir été déclarée éradiquée grâce à la vaccination en 2000, la maladie réapparaît actuellement dans le pays. Depuis le début de l’année 2026, près de 5 000 cas, dont plusieurs ont entraîné des décès, ont été confirmés aux États-Unis, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies. Il convient de noter qu’il s’agit de la plus grave épidémie de rougeole observée depuis trente-cinq ans. Voici ce que l’on connaît concernant la recrudescence de cette maladie, qui se développe dans un contexte de méfiance croissante envers les autorités sanitaires.
Au 29 octobre, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont rapporté un total de 4 852 cas confirmés de cette maladie grave et contagieuse aux États-Unis pour l’année en cours, un chiffre qui dépasse déjà plus du double du total enregistré pour l’ensemble de l’année 2025. Entre 2020 et 2024, le nombre de cas n’a pas excédé quelques dizaines ou centaines au sein du pays, alors que la maladie avait été déclarée éradiquée en 2000 grâce à l’initiative de vaccination.
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La rougeole constitue une pathologie hautement contagieuse. Elle engendre une élévation de la température corporelle, des manifestations respiratoires ainsi que des éruptions cutanées, et dans certains cas, peut entraîner des complications plus sévères telles qu’une pneumonie et une inflammation cérébrale, susceptibles de provoquer des séquelles graves, voire le décès. Avant l’élaboration du vaccin au début des années 1960, cette maladie causait la mort de centaines d’enfants chaque année aux États-Unis.
Depuis le printemps, l’attention se concentre sur la Pennsylvanie, qui enregistre le plus grand nombre de cas aux États-Unis. Les autorités de cet État situé à l’est du pays ont confirmé, mardi, que six personnes étaient décédées des suites de la rougeole en 2026, comme l’indique ABC News. Parmi ces individus, aucun n’était vacciné contre la maladie, deux nourrissons étant trop jeunes pour recevoir la vaccination. Un certain nombre de victimes résidaient dans des comtés réputés pour accueillir une importante population amish, dont les taux de vaccination sont inférieurs à ceux observés dans le reste de la population.
En réponse à cette situation, l’agence fédérale des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a octroyé une aide exceptionnelle de quatre millions de dollars à l’État de Pennsylvanie, destinée à financer des mesures de lutte contre l’épidémie jusqu’à l’année prochaine, comme le souligne le Washington Post. D’après le département de la Santé de Pennsylvanie, l’État a enregistré un total de 1 467 cas de rougeole cette année, parmi lesquels au moins 77 concernent des femmes enceintes, qui sont particulièrement vulnérables, comme le souligne le quotidien.
Les autorités ont annoncé, le lundi 2 novembre, le décès d’un enfant de sept mois, issu d’une famille amish, dans l’État de New York, suite à une infection par la rougeole. Ce cas représente le premier décès survenu en 30 ans dans cette région des États-Unis, selon les informations rapportées par le New York Times. « Je suis profondément attristée d’apprendre qu’un enfant du comté de Lewis a perdu la vie après avoir contracté la rougeole », a déclaré la gouverneure démocrate de l’État, Kathy Hochul, dans un communiqué adressé à l’AFP.
Le décès d’un enfant constitue un « rappel poignant des enjeux en présence lorsque Washington compromet des décennies de progrès dans la protection des Américains contre les maladies évitables », a déclaré Kathy Hochul avec émotion. Il y a quelques semaines, un état d’urgence a été proclamé dans l’État de New York en raison de la hausse des cas de rougeole.
Bien que la vaccination soit rendue obligatoire aux États-Unis, une grande partie de la population américaine peut contourner cette exigence en faisant valoir des motifs religieux, voire philosophiques. Durant l’année scolaire 2025-2026, environ 4 % des enfants inscrits en maternelle aux États-Unis ont obtenu une exemption non médicale pour au moins un vaccin, comme le souligne le New York Times.
Reconnu pour son opposition aux vaccins, le ministre de la Santé, Robert F. Kennedy Jr, est accusé d’exercer une influence significative sur ce phénomène. Ce membre du gouvernement Trump a, à plusieurs reprises, diffusé des informations erronées concernant le vaccin contre la rougeole tout en minimisant la gravité de la maladie. Il a également contesté l’attribution de certains décès récents à la maladie.
En septembre, le gouverneur démocrate de Pennsylvanie, Josh Shapiro, a reproché au ministre de la Santé d’encourager des inquiétudes infondées concernant le vaccin et d’occulter les décès associés. Il soutient que Robert F. Kennedy Jr a donné instruction à l’agence sanitaire principale du pays de ne pas inclure dans les statistiques les quatre premiers décès enregistrés dans l’État, « probablement parce qu’ils ne correspondent pas à son discours fallacieux ». Le ministre rejette ces accusations, dénonçant par ailleurs une « politisation » des décès en question.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
