Le nouveau TGV de la SNCF a réalisé son premier trajet commercial entre Paris et Marseille

Le premier train à grande vitesse de nouvelle génération est arrivé à Marseille peu avant 13 heures. Le « TGV Inoui Nouvelle Génération », désignation officielle adoptée par la SNCF, a quitté la gare de Lyon à Paris le vendredi 6 novembre, en présence notamment de Jean Castex, PDG du groupe, ainsi que de représentants d’Alstom, le constructeur du train. Ce nouveau TGV a enfin réalisé son voyage inaugural, arrivant à l’heure précise, contrairement à sa mise en service qui a accusé un retard de deux ans et demi.
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Il était initialement prévu qu’il soit opérationnel sur les rails à l’été 2024, en vue des Jeux olympiques de Paris. Cependant, Martin Sion, le directeur général d’Alstom, estime qu’il n’est plus temps de se lamenter : « L’augmentation des technologies et des innovations à bord entraîne également un accroissement des risques de glissements. » C’est ce qui s’est produit dans le cadre de ce projet, de la même manière que dans de nombreux autres. Ce qui revêt une importance particulière à mes yeux aujourd’hui, c’est que, de manière collective, nous avons réussi à surmonter ces difficultés, et nous disposons désormais d’un excellent élan, se réjouit-il.
Ce TGV de nouvelle génération, qui représente la cinquième génération depuis l’introduction des rames orange en 1981 sur la ligne Paris-Lyon, aspire à réunir presque tous les superlatifs. Il se distingue immédiatement par son nez fuselé, qui présente un profil plus effilé et aérodynamique que ceux de ses prédécesseurs. Cependant, les innovations majeures se trouvent principalement à l’intérieur, où la capacité atteint un record de 740 places par rame, réparties sur neuf voitures à deux niveaux. Cela représente une augmentation d’environ une centaine de places par rapport aux Ouigo, ainsi qu’une augmentation de 20 % de l’espace de rangement destiné aux sacs et valises.
Alstom et la SNCF font état de 400 brevets enregistrés, témoignant ainsi de l’ampleur de leurs innovations. À bord, les sièges se révèlent être plus confortables, même en classe économique. Ces dispositifs sont conçus pour s’adapter de manière optimale à la morphologie individuelle, grâce à leurs appuie-tête réglables en hauteur et à un espace accru pour les genoux, d’environ 15 centimètres. Jean Castex met en avant un train conçu spécifiquement pour le confort des voyageurs. « Le TGV offre déjà une expérience agréable, mais j’aspire à ce que nous puissions bénéficier d’un confort accru, notamment grâce à une luminosité améliorée, à une climatisation et à un système de chauffage plus performants, ainsi qu’à des espaces de convivialité élargis et à des zones de rangement pour les bagages plus spacieuses », déclare le PDG de la SNCF.
Il est difficile de ne pas mentionner la nouvelle voiture-bar, désormais désignée sous le nom de Bistro, qui s’étend sur deux niveaux. Au rez-de-chaussée se trouve un espace équipé d’une vitrine réfrigérée, permettant l’achat de salades de lentilles, d’œufs pochés ou de sandwichs, ainsi qu’une machine à café et des micro-ondes destinés au réchauffage des plats. À l’étage supérieur, une atmosphère de bar sera créée, agrémentée de tables et de fauteuils aux teintes vives, surmontés des célèbres lampes au design des TGV. Cependant, l’accès à cet événement inaugural s’avère difficile en raison de l’affluence, entraînant un temps d’attente d’au moins une demi-heure.
Ce TGV doit également réduire sa consommation d’électricité de 20 %, notamment en raison de son profil aérodynamique qui favorise une meilleure pénétration dans l’air, entraînant ainsi une diminution de 32 % des émissions de CO2. Une autre innovation significative réside dans l’intégration de batteries de secours, qui permettent au véhicule de poursuivre son trajet même en cas de coupure d’alimentation électrique, et ce, sur une distance limitée jusqu’à la gare, évitant ainsi de se retrouver immobilisé en pleine voie.
Actuellement, le TGV de nouvelle génération ne réalisera qu’un aller-retour quotidien entre Paris et Marseille. Il en réalisera un second à partir de la fin du mois de novembre et une douzaine au début de l’année 2027. Il se dirigera ensuite vers Nice, en synchronisation avec les livraisons de rames effectuées par Alstom, avant de poursuivre sa route vers les Alpes. Cependant, le calendrier demeure encore quelque peu incertain. Le succès des saynètes interprétées par divers comédiens tout au long du trajet, visant à promouvoir ce TGV de nouvelle génération, demeure incertain, laissant de nombreux passagers quelque peu dubitatifs.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
