Économie alimentaire : oubliez la date de péremption et goûtez

AlimentationA « consommer jusqu’au » ou « consommer de préférence avant ». En fait, ces dates n’ont rien n’a voir : pour notre santé, mieux vaut prendre garde à la première « consommer jusqu’au » (dans le jardon date limite de consommation).

C’est ce qu’on lit sur les petits gâteaux, les boîtes de conserve, les jus en brique… Lucie Basch, la présidente et fondatrice de l’entreprise cite « un flacon de clous de girofle soi-disant périmé depuis 1988 », utilisé sans souci dans sa recette.

« Dans les foyers, on constate qu’à partir du moment où une date est indiquée, les Français jettent les produits le jour même pour ne pas prendre de risque, pensent-ils », peste Laurence Gouthière, la spécialiste du sujet à l’Ademe.

« On pourrait élargir encore la liste à d’autres produits comme les pâtes, le riz, les céréales, plaide le député (PS) Guillaume Garot, qui a porté la loi antigaspi en 2016, et veut créer une « police du gaspillage alimentaire ». » La date de fabrication resterait mentionnée, pour informer le consommateur. »

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Sur certains produits qui sans devenir dangereux, s’altèrent on peut comprendre l’idée de cette indication : « Un chocolat vieux de 4 ans, sera blanc, n’aura pas le même goût, reconnaît Lucie Basch.

Parce que la réglementation européenne oblige à conserver la formule « à consommer de préférence avant », l’entreprise antigaspi a convaincu les géants de l’industrie et de la distribution d’ajouter « mais toujours bon après » ou « mais aussi après ».

Le tout accompagné par un pictogramme – « goûtez, sentez, observez », qui invite le consommateur à faire confiance à ses sens pour choisir si oui ou non on peut toujours manger le produit.

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