Les radiations de chômeurs ont explosé

Les radiations de chômeurs ont exploséIl y a plus d’un an, Emmanuel Macron demandait à Pôle emploi de procéder à davantage de contrôle des chômeurs, l’objectif étant de vérifier que ces derniers étaient bien en recherche active d’emploi.

Selon Le Figaro, mercredi 4 janvier, il y aurait eu 500 000 contrôles en 2022, contre 400 000 en 2019, soit 25 % de plus. Ce nombre plus important de contrôle aurait entraîné une augmentation du nombre de radiations – le fait de ne plus être inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi, et donc de ne plus recevoir partiellement ou totalement son allocation chômage, peut découler de nombreuses raisons comme le fait de ne pas s’être actualisé, ou encore de ne pas avoir respecté ses obligations.

Ces chiffres ne détaillent pas, parmi les radier, pour quel motif ces derniers ont été exclus de la liste des demandeurs d’emploi. Ils ne donnent pas non plus la part des allocataires indemnisés concernés, c’est-à-dire la proportion des chômeurs qui touchaient l’ARE avant d’être radiés.

Une étude de Pôle emploi publiée le 21 août 2018, dont le Journal du Net se faisait l’écho en juin 2022, a cependant montré que sur un panel de chômeurs contrôlés, 92 % des allocataires indemnisés et 81 % des allocataires non indemnisés étaient bien en recherche active d’emploi.

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Seuls 14 % des contrôles avaient abouti à une radiation, dont 60 % concernaient des demandeurs d’emploi non indemnisés, mettant à mal l’idée que de nombreux chômeurs vivraient aux frais de la princesse. En 2019, un rapport de Pôle emploi chiffrait la fraude aux allocations chômage à 212 millions d’euros sur les 37 milliards d’euros de fonds versés, ce qui correspondait à 0,57 % des montants versés.

Quoique certains puissent en dire, il ne suffit pas de traverser la rue pour trouver du travail.

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