Cartel du jambon : l’autorité de la concurrence frappe une nouvelle fois dans cette affaire

C’est une enquête qui avait duré dix ans. En 2011, un « repenti » du cartel du jambon avait balancé, contre clémence, les réunions dans des hôtels, les coups de fil en douce et fourni comme preuve des petits carnets à spirale griffonnés. Elle avait permis à l’Autorité de la concurrence de mettre au jour ce qui devait devenir le « cartel du jambon ».

L’Autorité vient d’en rajouter une louche de 100 000 euros supplémentaires, en sanctionnant l’une d’elles, Fleury Michon, qui avait déjà écopé d’une lourde amende de 14,8 millions d’euros.

L’entreprise est pénalisée, selon l’Autorité, « pour avoir fait obstacle au déroulement de l’instruction ». « Il est apparu que le groupe n’avait pas informé les services d’instruction d’une opération de restructuration interne et de la radiation de la société Fleury Michon Charcuterie, une des auteures des pratiques, à qui les griefs avaient été adressés, explique l’Autorité de la concurrence.

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Par son comportement, le groupe aurait pu compromettre l’efficacité de l’action des services d’instruction, en les empêchant d’identifier et de suivre avec précision l’évolution des personnes morales à qui il convenait d’imputer et de notifier les griefs ».

Un autre acteur, la coopérative Cooperl, avait, lui, dénoncé des éléments « calomnieux et faux » fournis par le repenti.

En juillet 2020, l’autorité de la Concurrence avait infligé 93 millions d’euros d’amende au fameux « cartel », estimant que douze entreprises du secteur de la charcuterie et de la salaison s’étaient entendues, entre 2010 et 2013, pour faire baisser le prix de leur matière première et concertées sur les prix destinés à la grande distribution.



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