Les salariés veulent rendre plus attractifs leurs métiers de l’hôtellerie et de la restauration

Les salariés veulent rendre plus attractifs leurs métiers de l'hôtellerie et de la restaurationLa CGT Services demande donc la création d’un salaire minimum de 1 800 euros, quand Arnaud Chemain estime à 1 500 euros le salaire médian, une augmentation de 10% des salaires et l’application d’un 13ᵉ mois.

Enfin, alors que les deux derniers échelons d’une convention collective qui remonte à 1997 sont sous le Smic depuis 2018, la CFDT espère voir aboutir avant l’ouverture de ces négociations un combat entamé plus d’un an avant la covid pour la dépoussiérer.

Même s’il admet que « les conditions et rémunérations de travail » des salariés doivent « faire l’objet d’une profonde négociation », Didier Chenet, président du GNI (établissements indépendants), dit avoir été « choqué » par les propos d’Elisabeth Borne, qui appelle le secteur « à se remettre en question ».

L’organisation patronale s’est néanmoins engagée auprès du ministère du Travail à lui faire des propositions pour la « fin octobre ». Un « taux de charges spécifique doit être appliqué aux entreprises à fort taux de main d’œuvre », et les effets de seuil qui pénalisent un salarié, lorsqu’une hausse de sa rémunération aboutit à la suppression d’aides (au logement ou autre), doivent être examinés, plaide-t-il.

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Les syndicats d’un secteur qui pèse un million de salariés et 65 milliards d’euros annuels de chiffre d’affaires, redoutent cependant d’éventuelles dissensions au sein du patronat, éclaté entre les grands groupes, ultra-minoritaires, mais plus solides et les TPE.

Les employeurs qui ne seraient pas en situation de respecter la mesure s’engageraient alors, comme pour les heures de nuit et les heures supplémentaires qui sont rarement respectées, à verser des heures majorées.

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