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Ce lundi 01 février, grève dans l’éducation

Ce lundi 01 février, grève dans l'éducationSi la grève des enseignants, jeudi 1ᵉʳ février, avait déjà été annoncée par plusieurs syndicats en décembre, bien sûr l’entrée fracassante d’Amélie Oudéa-Castéra au ministère de l’Éducation nationale a renforcé l’appel à la mobilisation. De quoi raviver le besoin de défendre l’école publique au sein de la communauté enseignante. «Il y a toujours eu un débat de fond sur le privé et Amélie Oudéa-Castéra a réveillé cela en dénigrant le public», remarque Maud Valegeas, secrétaire fédérale de SUD-Éducation. Ce contexte particulier laisse présager une mobilisation supérieure à celle du 12 décembre.

Selon les chiffres du ministère, il y a un mois et demi, la participation était de 1,09 % dans les collèges, 4,02 % dans les lycées d’enseignement général et technologique et 10,81 % dans les lycées professionnels. Si le syndicat CFDT a appelé plus tardivement à faire grève, en janvier, «les propos de la ministre, qui ont exaspéré et mis en colère tout le monde», ont été l’un des éléments déclencheurs pour se rallier à la mobilisation, souligne cette représentante. Augmenter les salaires, renoncer aux suppressions de postes, résorber la crise du recrutement, dénoncer la précarité des AESH… Les revendications, telles qu’elles ont été annoncées en décembre avant l’arrivée d’Amélie Oudéa-Castéra, «sont plus que jamais d’actualité», estime Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. «Pour défendre l’école publique, on a besoin de personnels qualifiés, bien rémunérés et respectés», résume la responsable syndicale, pour qui cette école «ne trie pas les élèves et a vocation à faire réussir tout le monde».

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Alors que la mobilisation des agriculteurs se poursuit, Sophie Vénétitay veut croire que celle des profs sera également «scrutée par l’Élysée et Matignon». «Dans beaucoup de collèges, les chefs d’établissement vont devoir supprimer des heures d’enseignement pour intégrer les groupes de niveaux. » «Cette réforme n’est pas financée et va se faire au détriment d’autres dispositifs», dont certaines heures dans les classes Segpa, estime ainsi Maud Valegeas. Lors d’un discours présentant sa feuille de route, le 25 janvier à la Sorbonne, Amélie Oudéa-Castéra a fait quelques promesses concernant ces revendications.

La ministre a par ailleurs rappelé qu’une réforme du concours de l’enseignement est en cours d’élaboration et affirmé vouloir «traiter la question des absences non remplacées, notamment celles de courte durée». Preuve que la grève de jeudi s’apparente à un millefeuille de protestations, une intersyndicale composée entre autres du Snes-FSU, de SUD-Éducation et du Snetaa-FO compte aussi dénoncer la réforme des lycées professionnels. «On a un ex-ministre de l’Éducation nationale qui martèle sur les savoirs fondamentaux, mais en terminale pro, il y en a désormais moins», souligne Sophie Vénétitay.

Lors du Conseil supérieur de l’éducation, le 8 janvier, aucune organisation syndicale n’a ratifié le texte porté par Carole Grandjean, ex-ministre déléguée à l’Enseignement et à la Formation professionnels. Malgré ce vote contre, «les moyens en profs et en heures ont déjà été donnés» dans certaines académies, «avant même la publication d’un décret et d’une circulaire explicative», dénonce Pascal Vivier.

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