Les prix des carburants risquent de continuer d’augmenter

Les prix des carburants risquent de continuer à augmenterLes prix des carburants sont poussés par un prix du pétrole en hausse, qui a atteint mardi son plus haut niveau depuis 2014. Le pétrole reste toutefois encore loin de son record absolu, atteint en 2008.

L’augmentation des prix des carburants est continue ces dernières semaines. Un peu plus d’un tiers du prix du carburant correspond au prix du pétrole et plus de la moitié est liée à la taxation, entre TVA et taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques .

Selon l’Union française des industries pétrolières , pour un litre de gazole à 1,62 euro, les taxes se montent à près de 88 centimes, soit plus de 54 % du prix total, une proportion en légère baisse depuis 2007. Sur l’essence sans plomb 95, les taxes représentent 57 % du prix à la pompe. Concrètement, la TVA est appliquée une première fois avant TICPE, puis une seconde fois sur le montant incluant la TICPE. À plus de 88 dollars le baril, le Brent a atteint mardi 18 janvier son plus haut niveau depuis 2014 et la tendance pourrait se poursuivre.

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Selon Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment liées au conflit yéménite et une production qui reste inférieure à la demande continuent de tirer les prix vers le haut.

S’il refuse de toucher à la fiscalité pesant sur les carburants, les marges du gouvernement sont très réduites. Au début des années 2000, le gouvernement socialiste Lionel Jospin avait mis en place une TIPP «flottante», qui permettait de lisser le prix du carburant en cas de hausse du pétrole. Mi-octobre, alors que le prix du gazole était 10 centimes plus bas qu’actuellement, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, avait appelé les distributeurs à «faire un geste en réduisant leurs marges».

Le président de l’Ufip lui avait alors répondu que la marge nette des distributeurs «est de l’ordre d’un centime par litre». Le gouvernement avait donc finalement fait le choix d’une «indemnité inflation» défiscalisée de 100 euros. Versée à partir de décembre à 38 millions de Français gagnant moins de 2 000 euros net par mois, ce chèque visait à répondre à la hausse des prix d’une manière générale. «À ce prix-là, on ne va pas pouvoir tenir longtemps’, voilà ce que j’entends dans ma circonscription», a déploré l’élu LR Marc Le Fur.

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