18 mai 2024

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Chimie : Les Pays-Bas alertent la France sur les activités de Chemours

Chimie : Les Pays-Bas alertent la France sur les activités de ChemoursLa province de Hollande-Méridionale, aux Pays-Bas, a écrit une lettre de deux pages à la préfecture de l’Oise pour la mettre en garde contre le groupe Chemours. Ce géant de la chimie est visé par une enquête aux Pays-Bas pour pollution aux PFAS, des «polluants éternels», extrêmement résistants dans l’environnement. Si 80 nouveaux emplois sont à la clef, les Néerlandais appellent à la «prudence», d’autant que l’entreprise a déjà menti par le passé.

«Chemours a une assez grande usine à Dordrecht et ils ont ici gravement pollué, dénonce une élue, Lisse Van Alste, qui vit à moins de 30 km de l’usine. Chemours rejette des polluants éternels, des composants chimiques qui ne disparaissent jamais de l’environnement. Tout autour de l’usine, l’eau est polluée». Le groupe est également dans le viseur de la justice de plusieurs pays dont États-Unis.

«DuPont a nié, mais mous savons maintenant que ces substances sont une réelle menace pour l’environnement et la santé humaine, affirme l’avocat. » Le groupe assure de son côté que chaque site est différent, que les substances produites dans l’Oise sont à faible risque. Et, que sur les prêts de 200 millions de dollars investis pour agrandir l’usine, 50 serviront au traitement des rejets. «On a fait des analyses au niveau de la plateforme chimique de Villers-Saint-Paul dans l’Oise et en aval, dans la rivière Oise, montrant la présence de nombreux PFAS, notamment les PFAS les plus préoccupants. »

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Pour l’instant, les autorités françaises soutiennent l’agrandissement de Chemours. Quant à la préfecture de l’Oise, elle n’a, selon les élus néerlandais, pas répondu au courrier de mise en garde, envoyé au mois de novembre. Dans cette lettre, la province néerlandaise de Hollande-Méridionale invite aussi l’équipe de la préfecture à venir aux Pays-Bas pour un «échange d’expériences».

Aux Pays-Bas, une enquête criminelle est ouverte : 2 400 personnes ont déjà déposé un recours collectif.

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