D’ici 2050, l’Union européenne pourrait payer jusqu’à 1 700 milliards d’euros pour les polluants éternels

D'ici 2050, l'Union européenne pourrait payer jusqu'à 1 700 milliards d'euros pour les polluants éternels
Selon un rapport commandé par la Commission européenne et publié le jeudi 29 janvier, les polluants éternels (PFAS), substances chimiques persistantes largement répandues dans notre environnement, pourraient engendrer des coûts pouvant atteindre 1 700 milliards d’euros pour l’Union européenne d’ici 2050. Cette étude vise à évaluer les répercussions des PFAS sur la santé humaine ainsi que les coûts liés à la remédiation des sols et des eaux, en considérant différents scénarios.

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En fonction de l’ampleur des mesures adoptées par l’Union européenne, les polluants persistants pourraient entraîner des coûts compris entre 330 milliards d’euros et 1 700 milliards d’euros d’ici à 2050. Le scénario le plus onéreux implique une décontamination extensive des sols et le traitement des eaux usées pour assurer la conformité aux normes environnementales strictes concernant une vingtaine de PFAS.

Le scénario évalué à 330 milliards d’euros implique l’arrêt complet de la production et de l’utilisation des PFAS, sans toutefois inclure de mesures supplémentaires pour traiter l’eau potable ou des eaux usées. La Commission européenne envisage de prohiber les PFAS dans les biens de consommation courante, allant des boîtes à pizzas aux vêtements, tout en prévoyant des dérogations pour les secteurs considérés comme stratégiques. Cependant, il est peu probable que sa proposition de loi soit présentée avant la fin de 2026, étant donné les incertitudes entourant les possibles exemptions accordées à certaines industries.

Avant de procéder à la législation, Bruxelles doit se fonder sur deux avis essentiels de l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) : le premier, prévu pour mars, portant sur l’évaluation des risques liés aux PFAS, et le second, attendu d’ici la fin de 2026, concernant l’analyse de l’impact socio-économique d’une éventuelle interdiction au sein de l’Union européenne. Produits cosmétiques, articles de cuisine, emballages… Les PFAS sont largement répandus en raison de leurs caractéristiques anti-adhésives, imperméabilisantes et de leur résistance à la chaleur.

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