Les États lésinent encore sur leurs nouveaux engagement pour le climat

Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a lancé samedi un appel à « déclarer l’état d’urgence climatique ». Il s’agit rien moins que de « réduire les émissions mondiales de 45 % d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 2010 », a martelé Antonio Guterres.

C’est une véritable mise sous haute tension que le « Sommet pour l’ambition climatique », organisé samedi par l’ONU, le Royaume-Uni et la France , a voulu infliger aux Etats et aux acteurs de la société civile – entreprises, autorités locales.

Une dernière secousse pour pousser leurs dirigeants à réagir avec force avant qu’il ne soit trop tard pour tenir l’objectif des 2 degrés de réchauffement maximum fixé par l’accord de Paris, signé il y a cinq ans.

Du côté de l’UE, notamment, dont les 27 pays membres, à la veille de cette réunion, s’étaient entendus pour réduire leurs émissions d’ « au moins 55 % » d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990, et non plus 40 %, pour atteindre en 2050 la neutralité carbone.

La chancelière Angela Merkel a annoncé 500 millions d’euros supplémentaires en faveur de la finance climat et le chef du gouvernement italien Guiseppe Conte l’octroi de 30 millions d’euros au Fonds d’adaptation au changement climatique.

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Xi Jinping, le président Chinois, a indiqué que son pays réduirait son intensité carbone (émissions de CO2 rapportées au PIB) de 65 % d’ici 2030 comparé aux niveaux de 2005.

En 2047, « pour ses 100 ans, l’Inde non seulement atteindra ses propres objectifs, mais dépassera toutes vos attentes », s’est avancé le chef du gouvernement, sans annoncer le moindre engagement nouveau. Ne serait-ce que donner une date pour atteindre la neutralité carbone, à l’instar d’autres grandes économies comme le Japon qui va apporter 3 milliards de dollars au Fonds vert pour le climat.

« Le prix de la tonne de carbone sera augmenté de 15 dollars canadiens par an à partir de 2023 pour atteindre 170 dollars en 2030 », a déclaré le Premier ministre Justin Trudeau.

Joe Biden, le président élu des États-Unis : « Nous n’avons pas de temps à perdre », a-t-il indiqué en soulignant que Washington rejoindrait l’Accord de Paris dès « le premier jour de (sa) présidence ».

Le Pakistan : « Nous avons déjà annulé deux projets de centrales au charbon au profit de l’hydroélectricité », a signalé le dirigeant, le Premier ministre Imran Khan.

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