Cinq pays de l’UE appellent à taxer les groupes énergétiques

Cinq pays de l'UE appellent à taxer les groupes énergétiques
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L’Espagne, l’Autriche, l’Allemagne, l’Italie et le Portugal ont exprimé leur soutien en faveur de l’instauration d’une taxe sur les profits exceptionnels réalisés par les entreprises du secteur de l’énergie. Alors que les prix des carburants connaissent une augmentation mondiale en raison des tensions au Moyen-Orient, les ministres de l’Economie et des Finances de cinq pays de l’Union européenne ont sollicité l’intervention du commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra, comme l’a annoncé le ministre de l’Economie espagnol, Carlos Cuerpo, dans un communiqué publié sur X. Selon ce dernier, cette mesure viserait à “atténuer le fardeau pesant sur les consommateurs et les contribuables”.

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Dans une correspondance datée de vendredi, les ministres ont jugé qu’une imposition de ce type “transmettrait également un message explicite indiquant que ceux qui bénéficient des retombées de la guerre doivent contribuer à alléger le fardeau pesant sur la population en général”.

Depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février, les prix du pétrole et du gaz ont fortement augmenté. Cette situation a entraîné le blocage presque total du détroit d’Ormuz, une voie stratégique, par l’Iran, ainsi que des dommages aux infrastructures énergétiques du Golfe. Malgré le fait que l’Union européenne se procure essentiellement du pétrole et du gaz en dehors de cette zone géographique, l’augmentation des prix mondiaux a un impact sur les entreprises et les ménages. Les ministres ont souligné que, en 2022, une taxe d’urgence semblable avait été instaurée pour contrer l’augmentation des prix de l’énergie consécutive à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Les auteurs ont souligné la nécessité pour la Commission européenne de développer promptement un mécanisme de contribution à l’échelle de l’Union européenne, qui serait fondé sur des bases légales robustes, en raison des distorsions présentes sur le marché et des contraintes budgétaires. La lettre ne spécifie pas le montant de la taxe envisagée ni les sociétés potentiellement concernées.

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