Crise migratoire à Ceuta : 22 dirigeants de l’Union européenne demandent des discussions d’urgence

Crise migratoire à Ceuta : 22 dirigeants de l'Union européenne demandent des discussions d'urgence
Carte du Maroc et de Ceuta Image dillustration

Les ministres de l’Intérieur des États membres de l’Union européenne tiendront une réunion en visioconférence mardi pour discuter des événements à Ceuta, a déclaré l’Irlande, qui occupe actuellement la présidence tournante de l’UE, le samedi 1ᵉʳ août. Vingt-deux dirigeants de l’Union européenne, sous l’impulsion de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, avaient demandé plus tôt dans la journée la tenue de cette réunion « d’urgence ».

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Nous devons empêcher les franchissements massifs et incontrôlés, ainsi que l’instrumentalisation des migrations ou d’autres menaces hybrides, qui pourraient donner l’impression qu’il est envisageable d’entrer illégalement dans l’Union européenne. Les 22 signataires de la lettre ouverte adressée à la présidence irlandaise de l’UE, au président du Conseil européen Antonio Costa et à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avaient exprimé l’idée qu’une entrée illégale pourrait être régularisée pour devenir un séjour légal. Aucun leader français ou portugais n’était inclus parmi les personnes ayant signé.

Un total d’au moins 67 individus a perdu la vie. Le ministre espagnol de l’Intérieur, qui a communiqué cette initiative, a mentionné des «événements malheureux, dramatiques ». Fernando Grande-Marlaska a également affirmé lors d’une conférence de presse à Ceuta, à l’issue d’une réunion d’urgence sur cette crise sans précédent, que « la situation à Ceuta a radicalement changé en moins de quarante-huit heures et un retour à la normale est en cours ».

Une organisation marocaine demande l’ouverture d’une enquête. L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a demandé, lors de sa déclaration de samedi, la mise en place d’une enquête indépendante visant à élucider les raisons de l’afflux sans précédent de personnes entre la localité marocaine de Fnideq et l’enclave espagnole de Ceuta.

Est-il possible de revenir à un état normal ? La situation dans l’enclave de Ceuta s’est pratiquement normalisée et la plupart des migrants arrivés récemment sont retournés au Maroc, comme l’a déclaré le ministre espagnol de l’Intérieur. Fernando Grande-Marlaska s’est félicité des progrès réalisés, tout en soulignant que la crise n’est pas encore totalement résolue.

Les réactions en provenance d’Europe se multiplient. Face à cette crise et aux images choquantes qui l’accompagnent, la droite et l’extrême droite européennes ont rapidement réagi en remettant en question les contrôles aux frontières. En réponse, l’Italie a déclaré vendredi qu’elle suspendait temporairement les règles de l’espace Schengen concernant l’Espagne. Du côté français, Emmanuel Macron a réitéré « sa solidarité » envers l’Espagne, comme le Royaume-Uni, affirmant tous deux leur disposition à apporter leur aide à l’Espagne. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a critiqué la conduite « égoïste » de certains États membres de l’Union européenne envers la crise migratoire.


(Article reformulé à l’aide d’IA)

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