Le gouvernement veut rassembler les entreprises du secteur pour améliorer la lutte contre les incendies en France

Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a annoncé qu’il convoquera à la fin du mois d’août ou au début du mois de septembre les constructeurs aéronautiques, les entreprises de détection et de surveillance, les fabricants d’équipements d’intervention, ainsi que les opérateurs satellitaires et de télécommunication, afin de rassembler tous ces acteurs engagés actuellement et potentiellement mobilisables à l’avenir. Étant donné que la France est confrontée à une série d’incendies, il est impératif de tirer parti de l’expérience accumulée et de renforcer les capacités des services de l’État pour ouvrir un nouveau chapitre dans la gestion de ces crises.
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Cette déclaration survient au moment où le gouvernement est interpellé sur divers aspects, tels que la condition de la flotte aérienne dédiée à la lutte contre les incendies, en particulier les célèbres Canadair. Une flotte considérée comme étant en fin de vie. La France a passé une commande de nouveaux équipements qui devraient être livrés en 2028 pour les premiers, et d’ici 2032 pour les autres. Le défi réside dans le fait que, avec l’augmentation des températures et la recrudescence des incendies de forêt à l’échelle mondiale, la dépendance internationale à l’égard d’un unique fabricant de bombardiers d’eau en situation de monopole (Canadair de Haviland, basé au Canada) est devenue une réalité. Il s’agirait donc de rétablir une forme de souveraineté dans la production de ces avions.
Dispose-t-on des ressources nécessaires pour cela ? En effet, la France compte un grand nombre d’acteurs talentueux. Ils sont nommés Hynaéro, Kepplair… La société Kepplair Evolution, établie à Toulouse, ainsi que Hynaéro, une start-up localisée à Mérignac près de Bordeaux, sont des acteurs potentiels dans ce domaine, en plus d’Airbus qui pourrait également contribuer. Cependant, la mise en place de mécanismes de financement en partenariat s’avère être une tâche complexe. David Pincet, le fondateur de Hynaéro et ancien général de l’armée de l’air pendant près de 40 ans, a déclaré dans une interview accordée au quotidien l’Opinion le mardi 28 juillet que la France et l’Europe disposent de toutes les ressources nécessaires pour concevoir et fabriquer des bombardiers d’eau de manière moderne, sûre et efficace. Ainsi, la volonté et les ressources sont disponibles.
Les projets nécessitent des investissements conséquents et leur réalisation est tributaire de l’intervention des autorités publiques. Les initiatives d’Hynaéro et Kepplair ont bénéficié d’un soutien financier de l’État, notamment dans le cadre du programme d’investissement France 2030 lancé par le président de la République, Emmanuel Macron, avec la participation de la banque publique d’investissement Bpifrance. Cependant, l’émergence des projets est conditionnée par la passation de marchés publics. Un entrepreneur ne procédera pas à la fabrication des appareils en l’absence de demande client. Cela est cohérent. Il est donc essentiel que l’État remplisse pleinement ses fonctions. Il reste à voir si les engagements pris récemment en matière de décisions stratégiques et budgétaires se concrétiseront effectivement et dépasseront les simples discours médiatiques, à moins d’un an de l’élection présidentielle.
(Article reformulé à l’aide d’IA)
