L’enquête de l’OTAN sur l’incident naval franco-turc mise sous le tapis

Porte-Avions CDGSelon les autorités françaises, en juin, en Méditerranée orientale, des bâtiments de la Marine turque ont « illuminé » (ciblé) à trois reprises la frégate de la Marine française, le « Courbet », avec leurs radars de conduites de tirs, alors que celle-ci venait de tenter d’inspecter un cargo navigant sans transpondeur et soupçonné par les Français d’acheminer des armes vers la Libye.

L’enquête de l’Otan sur l’incident naval survenu en juin entre la France et la Turquie en Méditerranée orientale a été classée trop sensible pour être débattue en public et ne débouchera pas sur des sanctions, a-t-on appris auprès de diplomates.

« Un acte extrêmement agressif  »

Cet incident a éclaté le 10 juin, quand une frégate de la Marine française, le « Courbet », dans le cadre de la mission de surveillance de l’Otan baptisée Sea Guardian, a tenté d’inspecter un cargo naviguant transpondeur coupé et refusant de communiquer son port de destination, soupçonné de transporter des armes vers la Libye.

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C’est un acte extrêmement agressif et qui ne peut pas être celui d’un allié face à un autre allié qui fait son travail sous commandement de l’Otan », dénonçait quelques jours plus tard la ministre français des Armées, Florence Parly.

« Le rapport sur l’incident avec le ‘Courbet’ n’a pas abouti car personne ne veut humilier la Turquie, qui a demandé bruyamment des excuses », avance une source européenne, qui ajoute cependant que « l’incident a été acté » et que le conseil atlantique a réaffirmé le respect de l’embargo sur la Libye et les règles de comportement entre Alliés.

Comme toujours l’Europe se couche et l’OTAN est vraiment en état de mort cérébral. La France devrait quitter l’OTAN qu’elle n’aurait jamais dû réintégrer.

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