La réforme des pensions de réversion inquiète les veuves

La réforme des pensions de réversion inquiète les veuvesLa réforme des pensions de réversion inquiète les veuves. C’est une question qui a émergé début juin dans un document destiné aux partenaires sociaux. « Doit-on maintenir des pensions de réversion (…) avec quels objectifs et sur quels critères »?

Chargé d’une grande concertation, avant l’instauration du futur « système universel de retraite » promis par Emmanuel Macron, pour remplacer la quarantaine de régimes existants, le Haut commissaire Jean-Paul Delevoye voulait alors poser « toutes les questions », sans tabou.

La réversion, qui permet aux veufs de toucher une partie de la retraite de leur conjoint décédé, concerne aujourd’hui 4,4 millions de personnes, dont 89% de femmes.

Mais les conditions d’attribution et de calcul, « très différentes » selon les régimes, créent des « injustices », et doivent être « harmonisées », SELON la ministre des Solidarités Agnès Buzyn.

Le montant des pensions, par exemple, varie de 50% de la pension du défunt, pour les fonctionnaires, à 54% pour la retraite de base des salariés du privé, des agriculteurs ou des artisans, ou 60% pour la plupart des régimes complémentaires.

Les anciens salariés du privé ne doivent pas toucher plus de 1.712,53 euros par mois pour toucher la pension de réversion de base, comme la plupart des professions libérales.

De même, certains régimes incluent une condition d’âge minimum : 55 ans la plupart du temps, et jusqu’à 65 ans pour certaines professions libérales. La CGT, elle, réclame une réversion « à 75% pour tous les régimes sans condition d’âge ou de revenu ».

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