Vladimir Poutine possède une fortune colossale, en partie bâtie sur la corruption

Vladimir Poutine possède une fortune colossale, en partie bâtie sur la corruption
Vladimir Poutine

Le 14 février 2008, lors d’une conférence de presse, Vladimir Poutine est questionné à propos de sa fortune : « La presse européenne affirme que vous êtes l’individu le plus fortuné en Europe », déclare un journaliste. Le président russe élude la question en déclarant : « Je ne suis pas l’individu le plus fortuné en Europe. » Je suis l’individu possédant la plus grande richesse sur Terre. Je me sens honoré de la confiance renouvelée du peuple russe qui m’a élu à deux reprises pour présider aux destinées de la Russie.

Vladimir Poutine détient cependant une immense fortune. Il s’efforce de le rendre impossible à tracer. Tout débute au début des années 1990 : la chute de l’Union soviétique, la transition chaotique vers une économie de marché, et l’économie russe au bord de l’effondrement.

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Pour compléter ses revenus, il prétend avoir commencé comme chauffeur de taxi clandestin en dehors de ses heures de travail. Alors qu’il occupait un poste de fonctionnaire municipal à Saint-Pétersbourg, il prit conscience principalement de l’ampleur de la corruption. En raison des pénuries qui représentent une menace pour la ville, il est responsable des importations de denrées alimentaires telles que le blé, le beurre, le lait en poudre… Les habitants de Saint-Pétersbourg ne pourront jamais en voir la couleur. Son service entraînera un détournement de fonds de plus de 120 millions de dollars. Cependant, Anatoli Sobtchak, qui était autrefois professeur à la faculté de droit et est devenu un ami, a permis à Vladimir Poutine d’éviter les poursuites judiciaires comme maire. Il parvient à gravir quelques échelons et occupe la fonction de premier adjoint. Il fait également l’expérience de l’impunité.

Une fois élu président, il parvient à réprimer l’influence des oligarques qui se sont emparés du pouvoir dans le pays. Le citoyen le plus fortuné de la nation répond au nom de Mikhail Khodorkovski. Il est à la tête d’une entreprise pétrolière, Ioukos, qui soutient par ailleurs certains partis d’opposition. Ainsi, on ne conteste pas l’autorité du dirigeant du Kremlin : il est destitué, à titre d’exemple. Il a été condamné à une peine de neuf ans d’emprisonnement pour fraude fiscale. Cependant, ceux qui, par crainte ou par intérêt personnel, expriment leur loyauté envers Vladimir Poutine et s’engagent à ne pas s’impliquer dans les affaires politiques, bénéficient grandement : ils obtiennent des contrats publics et peuvent exploiter les ressources énergétiques. Leur enrichissement connaît une croissance spectaculaire.

Vladimir Poutine accroît également sa richesse. Il se voit attribuer des résidences secondaires, des yachts extravagants tels que le Sheherazade (140 mètres de long), et principalement un immense palais de 17 000 mètres carrés d’une valeur dépassant un milliard d’euros situé en bord de mer Noire, orné de nombreuses dorures, comprenant une salle de cinéma, une patinoire et un héliport. Une propriété babylonienne financée à l’aide de détournements de fonds publics.

C’est du moins ce que critique son principal opposant, Alexeï Navalny, trois ans avant son décès. Il affirme : « Ce que nous possédons n’est pas simplement une enquête, mais plutôt, en quelque sorte, un profil psychologique. » Il est essentiel de comprendre la transformation d’un officier soviétique en un individu obsédé par la richesse et le luxe. L’opposant a déclaré dans l’introduction de son documentaire-choc que le dirigeant n’était aussi obsédé, mais qu’il était prêt à détruire le pays et à tuer pour ses coffres remplis d’or.

Vladimir Poutine critique une « manipulation » de l’opposition visant à “conditionner” l’opinion des Russes. « Aucun des biens répertoriés comme étant les miens ne m’appartient. » Ni à moi ni à mes proches parents. Je n’ai jamais possédé quoi que ce soit. En aucun cas.

Son entourage tire avantage du système. Son gendre a acquis une fortune considérable en investissant dans des participations dans des entreprises clés. La gymnaste Alina Kabaeva, son amante, est nommée à la présidence du conseil d’administration du principal conglomérat médiatique pro-Kremlin, le National Media Group. Avec un salaire considérable de six millions d’euros par an, au minimum. Sergey Ezhov, un journaliste travaillant pour le média indépendant en langue russe The Insider, évoquera même la somme de 17 millions d’euros.

Vladimir Poutine, quant à lui, cultive une image de leader sobre et même austère. Son style vestimentaire est sobre et classique, dépourvu d’excentricité. Aucun élément ostentatoire de sa richesse n’est observable, si ce n’est quelques montres de haute de gamme. En sus de sa rémunération présidentielle modeste, il fait état dans sa déclaration fiscale de la possession de deux appartements et de plusieurs véhicules. Cependant, aucun compte bancaire n’était plein à craquer. Son nom ne figure nulle part.

Il s’agit d’individus de confiance chargés de la surveillance de ses fonds. Comme Sergueï Roldouguine, violoncelliste renommé et ami d’enfance, qui est également le parrain d’une de ses filles. En 2016, les Panama Papers ont mis en lumière la présence de deux milliards d’euros dormant sur des comptes offshore au nom de cette personne. Pour les enquêteurs, l’argent appartenant à Roldouguine est considéré comme étant l’argent de Poutine, bien que ce dernier nie une fois de plus cette affirmation en déclarant : «C’est faux ». Il perçoit un revenu. Cependant, il investit cet argent dans l’acquisition d’instruments de musique à l’étranger qu’il rapporte ensuite en Russie. Plus nous aurons d’individus de sa trempe, meilleures seront les choses. Je suis honoré de compter des amis tels que lui. Des alliés importants, dont le dirigeant du Kremlin a fait la garantie de son maintien au pouvoir.

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