À Washington et Denver, la bataille du foie gras est remportée par les animaux

Le foie gras a fait son apparition lors des élections américaines de mi-mandat. Le mardi 3 novembre, les électeurs de Washington, la capitale fédérale, ainsi que ceux de Denver, dans l’État du Colorado, étaient appelés à se prononcer sur l’éventuelle interdiction de la vente de ce produit emblématique de la gastronomie française lorsqu’il est obtenu par le biais du gavage.
Les défenseurs des droits des animaux semblent avoir réussi à persuader les électeurs. D’après les résultats préliminaires publiés entre la nuit de mardi et mercredi, le « oui » obtenait environ 73 % des voix à Washington et 66 % à Denver. Bien que ces résultats demeurent provisoires, ils illustrent un soutien significatif en faveur de l’interdiction dans ces deux villes.
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Afin de faciliter l’organisation de ces référendums, les défenseurs de la cause animale ont mobilisé plusieurs centaines de bénévoles. Plus de 46 000 signatures ont été collectées à Washington, tandis qu’environ 16 000 l’ont été à Denver, un nombre suffisant pour soumettre ces propositions au vote des citoyens. Les associations Pro-Animal DC et Pro-Animal Colorado ont particulièrement critiqué les conditions de production du foie gras. Le gavage se définit comme l’introduction d’un tube dans l’œsophage des canards ou des oies, dans le but de leur administrer une quantité substantielle de nourriture, entraînant ainsi l’engraissement de leur foie.
Afin de sensibiliser la population, les militants ont diffusé des images illustrant le gavage, distribué des brochures informatives et organisé des campagnes de sensibilisation dans l’espace public. À Washington, une mascotte a été identifiée : Olivia, une cane accompagnée dans la capitale américaine par sa propriétaire. « Notre objectif est de mettre un terme à la production de foie gras par gavage et de sensibiliser le public sur la nocivité de cette pratique », a déclaré cette militante à la chaîne NBC Washington.
Cette mobilisation a rencontré l’opposition d’une fraction du secteur de la restauration. Washington abrite un grand nombre d’établissements gastronomiques qui incluent le foie gras dans leur offre culinaire. De nombreux chefs ont exprimé leur préoccupation quant à une restriction de leur liberté culinaire. Certaines personnes craignent également que cette interdiction n’entraîne des restrictions sur d’autres produits d’origine animale.
Les sanctions envisagées revêtent une importance significative. À Washington, les restaurateurs qui persisteraient à commercialiser du foie gras provenant du gavage s’exposeraient à des amendes variant de 1 000 à 5 000 dollars par infraction. En cas de récidive, il est possible que leur licence commerciale soit suspendue ou annulée. À Denver, la mesure affecterait directement environ quinze établissements de restauration, selon les évaluations des partisans de l’interdiction, telles que rapportées par le média local Denverite. La date d’entrée en vigueur est fixée au 1ᵉʳ juillet 2027.
La France se positionne incontestablement comme le premier producteur mondial de foie gras, avec une production annuelle dépassant les 12 000 tonnes, ce qui représente environ 60 % de la production globale. Les répercussions économiques de ces deux interdictions devraient néanmoins demeurer contenues pour les producteurs français. Tout d’abord, il convient de noter que ces observations se limitent exclusivement à deux villes américaines. De plus, il convient de noter que les États-Unis ne représentent pas le principal marché d’exportation du foie gras français. Les producteurs français orientent principalement leurs ventes vers leurs voisins européens, en particulier l’Espagne, la Belgique et la Suisse.
Ces référendums témoignent néanmoins d’une contestation croissante du foie gras en Amérique du Nord. La Californie a d’ores et déjà prohibé la commercialisation de foie gras provenant du gavage. En 2019, New York a également adopté une interdiction, dont la mise en œuvre a été entravée par un litige judiciaire.
(Article reformulé à l’aide de l’IA)
