Des enfants accros aux écrans, dès la crèche !

Des enfants accros dès la crèche aux écrans !
Chaque soir, dans une famille résidant dans le Nord de la France, un rituel immuable est observé. Une fois rentré de l’école, Giuliano, âgé de 7 ans, s’attelle à ses devoirs tandis que Miliano, âgé de 5 ans, se divertit devant ses jeux vidéo. Cette activité permet déjà à Giuliano de rester calme, car sans cela, il aurait tendance à être agité et bruyant en courant un peu partout. « Je peux prendre soin de Giuliano au moins », déclare Kaxandra Grondin, la mère des enfants. Une fois les exercices terminés, Giuliano se retrouve avec son jeune frère pour s’adonner à des jeux, marquant ainsi le début des négociations.

Récemment, Kaxandra s’efforce d’établir une règle selon laquelle l’utilisation de la console est limitée à une heure par jour. Elle admet avoir fait preuve de négligence en déclarant : « J’ai également observé les impacts des écrans sur un enfant, et cela a eu de nombreuses répercussions sur Miliano. » Trouver le sommeil s’avérait également être une tâche complexe. Se lever le matin était une tâche difficile. Honnêtement, en mettant en place ces structures, y compris dans le domaine de l’éducation, il y a eu des progrès significatifs en matière d’apprentissage.

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En France, environ 30 % des enfants âgés de 5 ans et demi passeraient plus de deux heures par jour devant des tablettes ou des jeux vidéo. Le Dr Sylvie Dieu-Osika, pédiatre, s’est engagée à reprendre le contrôle de l’utilisation des écrans pour les jeunes enfants. Elle est une figure de proue en France.

Depuis 2019, à l’hôpital Jean-Verdier (AP-HP) de Bondy en Seine-Saint-Denis, des enfants âgés de moins de quatre ans présentant une dépendance au numérique sont pris en charge. Une fillette âgée de 3 ans se présente pour la troisième fois. La mère, qui cherche de l’aide en raison des difficultés scolaires de sa fille, partage : « Nous étions présents presque 6 à 7 heures par jour, sur certains jours. » Depuis six mois, elles ont collaboré pour instaurer un processus de sevrage visant à permettre à la fillette de s’extraire de l’univers dans lequel elle s’est repliée.

Il est fréquent de se rendre sur YouTube Kids pour écouter des vidéos portant sur l’alphabet ou les chiffres. « En réalité, il ne s’agit pas de langage mais de répétition », prévient le Dr Sylvie Dieu-Osika. La mère de famille réagit en disant : « Je croyais que c’était bénéfique, qu’il était important d’apprendre l’alphabet. » La manière dont le crayon est tenu et le niveau de concentration observés constituent néanmoins des indicateurs encourageants pour le médecin.

Lors d’une autre consultation ultérieure, le patient est encore plus jeune, ayant seulement deux ans à peine. Lorsqu’elle travaille à distance, la mère, qui est ingénieure, place son enfant devant la télévision. Elle exprime son inquiétude en remarquant : « Ce qui m’a préoccupé, c’est son absence de réponse lorsque je l’appelle. » Elle souligne également l’importance pour un bébé en phase de développement d’être regardé dans les yeux. Ainsi, en consultant son téléphone, en regardant la télévision ou en jouant à des jeux vidéo, on peut ne pas accorder toute l’attention nécessaire au bébé qui se trouve à proximité. Par conséquent, il s’agit d’enfants qui présentent des difficultés de langage, une incapacité à saisir les émotions et à appréhender leur environnement, comme l’explique le Dr Sylvie Dieu-Osika.

La pédiatre constate une augmentation du nombre d’enfants qu’elle qualifie d’« enfants écrans ». Le nombre de demandes de rendez-vous a augmenté de manière significative durant sept dernières années.

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