François Hollande monte au créneau pour défendre le PNF

Après les attaques issues de la droite à l’encontre du Parquet national financier, créé lors du précédent quinquennat, l’ex-président socialiste François Hollande défend «la justice et l’indépendance» de l’institution judiciaire.

Six jours après la condamnation de Nicolas Sarkozy ( quatre ans de prison dont un ferme) dans l’affaire dite des «écoutes», pendant lesquels on a vu défiler les fidèles de l’ancien président de la République pour faire feu sur le Parquet national financier (PNF), François Hollande monte au créneau ce dimanche pour défendre l’institution judiciaire ciblée.

«Ce que je n’accepte pas, ce sont les attaques répétées contre la justice et son indépendance, avec des magistrats qui sont nommément pointés du doigt», dénonce l’ancien chef de l’État socialiste, dans une interview au Parisien, tout en disant mesurer «ce que représente [pour son prédécesseur à l’Élysée] cette condamnation à la fois sur le plan humain et sur le plan politique».

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Le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti «aurait dû défendre immédiatement l’institution judiciaire», lui reproche François Hollande, jugeant «particulièrement grave que puissent rester sans réponse des critiques qui jettent le discrédit sur l’autorité judiciaire».

En des termes plus diplomates, il note aussi la discrétion de l’actuel chef de l’État et veut «croire que le président Macron, garant de [l’]indépendance [de l’autorité judiciaire] rappellera ses principes». Un président ne devrait pas taire ça, estime-t-il.

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