François Bayrou comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris

François Bayrou comparaît devant le tribunal correctionnel de ParisPas humilié, mais victime selon lui d’une «machination politique», il en est absolument persuadé, dans le seul but de le «détruire», de le «salir». Lui qui avait fait de la moralisation de la vie publique le cœur de son engagement politique.

Éphémère ministre de la Justice – cinq semaines en 2017, au lendemain de la première élection d’Emmanuel Macron – François Bayrou l’admet avec beaucoup d’amertume, il est depuis «empêché».

François Bayrou a prévu d’être là, physiquement, à chaque seconde de ce long procès. François Bayrou a interdit à sa femme et à ses enfants de venir, par crainte d’être troublé par leur présence.

Il se garde de transformer ce procès en tribune politique, même si la tentation est grande. C’est son avenir politique qui va se jouer pendant cinq semaines. François Bayrou l’a complètement intégré.

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La justice reproche à François Bayrou, ainsi qu’aux dix autres prévenus, anciens cadres et élus centristes, d’être responsables d’un système frauduleux : ils sont soupçonnés d’avoir utilisé de 2005 à 2017 des fonds européens pour rémunérer des assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour l’UDF, puis le MoDem.

Il a parlé de ce procès en tête-à-tête avec Emmanuel Macron, et en voit l’issue comme l’espoir d’une rédemption.

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