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Des mesures annoncées par le gouvernement pour apaiser la colère lycéenne et étudiante

Des mesures annoncées par le gouvernement pour apaiser la colère lycéenne et étudiante
Manifestation lycéenne. Image d’illustration.

Au terme de cinq semaines de mobilisation, la jeunesse reçoit de nouvelles réponses de la part du gouvernement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a accueilli, le lundi 26 octobre, les organisations représentant les lycéens ainsi que celles des étudiants à Matignon, afin de présenter les conclusions de la consultation nationale lycéenne initiée au début du mois.

À l’issue de cette rencontre, le gouvernement a engagé à fournir des réponses « aux attentes formulées par les lycéens et les étudiants en vue d’améliorer leurs conditions d’apprentissage », selon les déclarations du ministère de l’Éducation nationale. En fin d’après-midi, les ministres Édouard Geffray et Philippe Baptiste ont prononcé une déclaration devant les représentants de la presse. Voici les annonces qui leur sont destinées.

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Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a déclaré qu’une « évolution significative » de la plateforme Parcoursup est prévue pour 2027, visant à offrir une plus grande “lisibilité” et une « facilité d’utilisation » accrues. Il a également mentionné qu’un « remplacement » de cette plateforme d’admission post-bac, largement critiquée par les lycéens pour son caractère anxiogène, opaque et inégalitaire, interviendra en 2028. Cette évolution s’effectuera « en deux étapes », car Parcoursup « est fondé sur la législation » et certaines modifications ne pourront être mises en œuvre « que si la loi elle-même connaît une évolution », a expliqué le ministre. Le nouveau système, qui est destiné à être « plus simple », sera établi « d’ici la fin du mois de novembre » par un comité de réforme comprenant notamment des lycéens et des enseignants « en collaboration avec les ministres », selon les déclarations du gouvernement. De plus, un débat sans vote concernant « l’avenir du processus d’orientation » des élèves de lycée se déroulera mercredi à l’Assemblée nationale, à la demande du gouvernement, comme l’a indiqué le ministère des Relations avec le Parlement.

L’établissement de places universitaires constituait l’une des revendications formulées par la jeunesse. Jusqu’à 15 000 places seront créées « dès à présent » dans l’enseignement supérieur, dont 10 000 en Brevet de Technicien Supérieur (BTS), 4 000 en Institut Universitaire de Technologie (IUT) et 1 000 dans les formations de santé, avec une priorité accordée à la région Île-de-France, « où le nombre de jeunes connaît la plus forte augmentation », selon les déclarations de l’exécutif. Ce chiffre, qui sera matérialisé par un amendement au budget de 2027, demeure néanmoins largement inférieur aux 250 000 places sollicitées par le syndicat Union étudiante.

L’exécutif envisage également de limiter à 28 le nombre d’élèves par classe en seconde générale et technologique, avec une première mise en œuvre prévue dès la rentrée 2027 dans 50 % des lycées les moins favorisés, suivie d’une généralisation en 2028. D’après un rapport émanant du service statistique de l’Éducation nationale, une classe de lycée dans les filières générale et technologique affichait une moyenne de 30,2 élèves en 2025. Le nombre d’élèves au sein des groupes de spécialité en classe de première et en classe de terminale sera également « considérablement » restreint, a affirmé Edouard Geffray. Pour atteindre cet objectif, les 836 suppressions de postes dans le second degré public envisagées dans le projet de loi de finances « seront annulées », tandis que 500 postes seront, en revanche, créés dans les lycées, ainsi que 1 200 postes destinés aux BTS, a-t-il déclaré.

Le gouvernement souhaite également s’attaquer à la dégradation des établissements, signalée par des élèves et des enseignants, en allouant des ressources financières à la rénovation des infrastructures scolaires. L’État a l’intention de mettre à disposition, au cours des quatre prochaines années, un montant de 4 milliards d’euros sous forme de lignes de crédits supplémentaires, destinées à des prêts à taux réduit, afin de soutenir les départements et les régions dans la rénovation des collèges et des lycées. Un milliard d’euros additionnels sera également alloué à plus de 50 établissements universitaires dans le cadre d’un plan d’investissement pluriannuel.

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À partir de la rentrée de l’année 2027, le montant des bourses attribuées sur des critères sociaux sera ajusté en fonction de l’inflation, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent, selon les déclarations du gouvernement. Un amendement en ce sens sera soumis dans le cadre du projet de loi de finances, afin que les étudiants bénéficiaires de bourses ne constatent plus une diminution de leur pouvoir d’achat « d’année en année ».


(Article reformulé à l’aide de l’IA)

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