“On ne peut plus rester sur le système par répartition”, estime le président du groupe Union centriste

Sénat
Hervé Marseille né le 20 août 1954 à Abbeville Somme est un homme politique français Sénateur des Hauts de Seine depuis 2011 il est président du groupe parlementaire Union centriste UC au Sénat depuis 2017 et du parti politique Union des démocrates et indépendants UDI depuis le 10 décembre 2022
© LPJean Baptiste Quentin
«Chacun a une méthode de calcul différente qui aboutit à des résultats différents», réagit jeudi 20 février sur franceinfo, Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine et président de l’UDI, après que la Cour des comptes a remis son rapport à François Bayrou sur le déficit du système des retraites.

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La Cour des comptes prévoit un déficit autour de 6,6 milliards dès cette année, mais stable jusqu’en 2030, avant une dégradation continue qui atteindra environ 30 milliards d’euros en 2045. De son côté, François Bayrou évoquait en janvier dernier, dans son discours de politique générale, un déficit de 45 à 55 milliards d’euros.

« Le résultat est quand même qu’on est en déficit, et qu’en 2045, on aura 30 milliards d’euros de déficit», note le président du groupe Union centriste au Sénat. Revenir sur l’âge légal de départ à la retraite fixée à 64 ans est ainsi une mauvaise idée ? «Bien sûr, estime Hervé Marseille. »

«Il faut qu’on se prenne davantage en charge, cela veut dire investir davantage et cela implique des sacrifices supplémentaires», déclare Hervé Marseille alors qu’Emmanuel Macron a évoqué devant les partis, réunis ce jeudi matin à l’Élysée, l’idée de passer de 2,1 % à 5 % du PIB les dépenses militaires de la France, si les États-Unis décidaient de ne plus protéger l’Europe via l’Otan.

«Cela veut dire qu’il faut faire des sacrifices budgétaires, et ce, à un moment où la situation budgétaire du pays est difficile», explique Hervé Marseille. « Nous sommes à 2 % du PIB» ce qui représente 50 milliards d’euros, «et il va falloir passer à environ 3,5%», conclut le président de l’UDI.

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