Présidentielle 2022 : Il faut se méfier, dimanche, des estimations avant 20 heures ?

Présidentielle 2022 : Il faut se méfier, dimanche, des estimations avant 20 heures ? Dimanche 10 avril, à 20 heures, les médias français dévoileront les premières estimations des résultats du premier tour de l’élection présidentielle. La Commission nationale de contrôle de la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle, la CNCCEP et la Commission des sondages, dans un communiqué du 4 avril, ont rappelé l’interdiction de publier et de diffuser des sondages la veille et le jour des scrutins des premier et second tours.

Ce procédé, qui consistait à interroger les électeurs sur leur choix à la sortie des bureaux de vote, n’existe plus en France depuis plus de vingt ans ne doit pas être confondu avec les estimations, dévoilées le soir de l’élection à partir de 20 heures et réalisées à partir du dépouillement des premiers bulletins de certains bureaux de vote sélectionnés au préalable, aussi appelés «bureaux tests» .

Lors de la dernière élection présidentielle, en 2017, le média belge, la RTBF, avait dévoilé de premières estimations, selon «plusieurs enquêtes convergentes», le jour du premier tour de l’élection, dès 17 heures 30. D’autres médias étrangers, suisses ou encore brésiliens, ont publié aussi de premières estimations des premier et second tours de notre élection présidentielle.

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La Commission des sondages considère que ces médias «cherchent à faire de l’audience en France le jour de l’élection» et que ces estimations «reposent uniquement sur les derniers sondages d’avant premier tour et ne sont donc pas suffisamment fiables pour être pris au sérieux».

Isabelle de Silva, rapporteuse générale de la Commission de contrôle de l’élection, invitée de franceinfo ce vendredi 8 avril, a rappelé qu’il est aussi «interdit de diffuser ces sondages ou de les relayer en France.» Elle ajoute «que c’est une interdiction qui existe depuis très longtemps en France et qui est mise en œuvre de façon rigoureuse par les médias».

La divulgation de résultats ou de sondages est passible d’une amende de 75 000 euros. L’objectif est de “garantir la liberté de vote de chaque citoyen et la sincérité du scrutin.”

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