Freeze branding : le tatouage par le froid, peut provoquer nécroses et cancers

Le freeze branding est une méthode de marquage cutané fondée sur l’application du froid, parfois désignée sous le terme de « tatouage au froid ». En réalité, elle est plus proche d’autres formes de marquages corporel telles que les scarifications, les brûlures ou l’électrocautérisation. Cette méthode est intrinsèquement simple, impliquant l’utilisation d’un tampon métallique plongé dans de l’azote liquide à une température proche de -200 °C, semblable à celle employée par les dermatologues pour éliminer les verrues. Par la suite, il convient de placer le tampon sur la peau, d’exercer une pression ferme longtemps, et une fois retiré, la peau présente des marques dues au froid.
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Cette méthode, qui évoque le marquage du bétail, est en réalité issue des pratiques utilisées dans les élevages. Depuis les années 1960, cette méthode a été adoptée en remplacement du marquage au fer rouge en raison de sa réputation de moins grande douleur. Depuis quelques années, l’idée d’utiliser cette méthode chez les êtres humains a émergé et revient régulièrement dans les discussions sur les réseaux sociaux.
Cependant, il convient de noter qu’il existe des risques pour la santé. La technique soulève diverses problématiques. Tout d’abord, il convient de noter que notre cuir est moins dense que celui provenant d’un bovin, ce qui le rend moins douloureux que l’application d’un fer rouge, bien que cela ne soit pas totalement dénué de douleur. Par la suite, lors de l’application de l’azote liquide pour traiter les verrues, le traitement est appliqué de manière plus ciblée sur une zone réduite et le contact avec la peau est de courte durée. Dans ce cas, il opère sur de vastes étendues avec une durée de contact prolongée. Certaines cellules, telles que celles en charge de la pigmentation cutanée, subissent une destruction. Ainsi, la marque demeure inchangée. Il arrive parfois que l’effet soit inverse, entraînant l’apparition d’une hyperpigmentation.
Une brûlure susceptible de s’infecter et d’évoluer vers la nécrose.
En outre, les températures froides peuvent entraîner des gelures, ce qui expose à diverses complications, telles que des infections. La cicatrisation peut parfois ne pas atteindre le niveau esthétique escompté, se manifestant par des complications telles que des chéloïdes ou des cicatrices hypertrophiques.
D’autres dangers sont présents. Cette méthode peut causer des dommages aux cellules nerveuses ou aux vaisseaux sanguins, ce qui est particulièrement préoccupant. En cas d’altération de la vascularisation de la zone, il peut se produire une nécrose des tissus. Ils prennent ensuite une couleur noire et périssent. En dernier lieu, certains dermatologues mettent en garde contre le risque de cancer associé à cette pratique.