Les cosmétiques pour bébés comportent des substances chimiques

Sur la base des études scientifiques et des évaluations des autorités sanitaires de l’Union européenne (comité scientifique pour la sécurité des consommateurs, SCCS) et française (Agence nationale de sécurité du médicament, ANSM), cette ONG a classé les ingrédients qui composent ces produits selon trois catégories : “risque élevé”, “risque modéré” et “risque faible ou non identifié”.
Les résultats de cette enquête montrent qu’une large majorité de produits, 299 sur 341, sont composés d’ingrédients à “risque élevé”.
Dès décembre 2012, la Société française de dermatologie avait révélé que le MIT, conservateur très largement utilisé dans les cosmétiques en remplacement des parabens (eux-mêmes accusés d’être des perturbateurs endocriniens), entraînait un nombre croissant d’irritations et d’eczémas.
Finalement, “seul le liniment ne présente aucune substance à risque élevé”, commente Elisabeth Ruffinengo, responsable projets santé-environnement de WECF.
L’ONG a en outre retrouvé quatre ingrédients ou familles d’ingrédients classés à “risque modéré” dans 181 produits : l’EDTA, un composé très présent dans les produits moussants (shampoings et bains), des sulfates (laureth et lauryl sulfate), qui sont des agents moussants potentiellement irritants, ainsi que des huiles minérales, issues de la chimie du pétrole, pouvant être contaminées par des impuretés et des nanoparticules, “dont les effets sont encore mal évalués”.
