La Loi va bientôt sanctionner les discriminations sur les accents

Une proposition de loi, déposée ce mercredi à l’Assemblée nationale, pourrait bien ajouter un autre motif : l’accent. Après avoir reçu le feu vert de la commission des Lois de l’Assemblée nationale ce mercredi, la proposition de loi défendant la répression de la glottophobie sera examinée en première lecture dans l’hémicycle le 26 novembre prochain.

« Notre Nation, qui se félicite souvent de la grande diversité de ses terroirs, désole donc, paradoxalement, par l’uniformité lissée de son expression publique », martèle-t-il assurant que l’accent n’a « aucun droit de cité » dans la politique, les médias ou dans les entreprises publiques en France.

Si ce texte est adopté par le parlement, le terme « accent » sera ajouté à longue liste des causes de discriminations sanctionnées par le Code pénal et le Code du travail (origine, sexe, orientation sexuelle, situation de famille, handicap, grossesse, patronyme, opinion politique, appartenance syndicale, croyance religieuse, etc…).

Christophe Euzet, l’un des plus fervents défenseurs de ce texte ajoute qu’une telle réglementation constituerait une nouvelle avancée dans la promotion de « la diversité de prononciation de la langue française », en « prohibant les ‘discriminations par l’accent’ que l’on constate factuellement dans les fonctions impliquant, tout particulièrement, une expression publique ».

Est-il envisageable d’entendre un présentateur ou présentatrice de télévision ou de radio présenter un journal avec un fort accès quel qu’il soit ?

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