Le vélo made in France, ces industriels qui veulent le généraliser

Une filière industrielle des vélos « made in France » existera-t-elle un jour? Pour mobiliser les pouvoirs publics, le Club des villes et territoires cyclables a proposé au Club des élus nationaux pour le vélo, un mouvement composé de députés et sénateurs de toute la France et de toutes tendances politiques, de découvrir les grands sites de production.

Pour Pierre Serne, Président du club des villes et territoires cyclables et conseiller régional d’Île-de-France parti écologiste, l’enjeu est colossal.

La création d’une industrie de vélos fabriqués en France repose sur un point stratégique: le cadre, la pièce maîtresse du secteur. Si la France compte des centaines d’ateliers qui assemblent des cadres pour des vélos haut de gamme, il n’en existe aucun de dimension industrielle.

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Permettre de produire de façon sereine en France les vélos dont les Français ont besoin? D’abord, les vélos électriques et plus encore les vélos connectés, ont besoin de semi-conducteurs qui viennent tous d’Asie.

Une pénurie risque de pénaliser la production de vélos made in France, celle des techniciens, comme le souligne Jérôme Valentin.

« Le retour en France de cette industrie qui a été un pilier de l’industrie française avant de disparaitre dans les années 70 ira plus vite qu’on ne le pense. Je pense qu’on verra arriver des initiatives à partir de l’an prochain », affirme Pierre Serne.

« En France, le marché du vélo peut atteindre 8 milliards d’euros et aller jusqu’à 20 milliards avec les revenus indirects, il faut vraiment relancer cette filière qui est indispensable à la mobilité et capable de créer des milliers d’emplois », a déclaré à BFM Business, Pierre Serne.

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