Les générations Y et Z sont-elles infidèles à leur employeur ?

Les générations Y et Z sont-elles infidèles à leur employeur ?

À en croire toutes les enquêtes menées ces dernières années, les 18-35 ans ont la bougeotte et n’hésitent pas à quitter un emploi si l’herbe est plus verte ailleurs. Ou tout simplement parce qu’il ne leur convient pas. La situation n’est visiblement pas près de changer avec les jeunes générations. Un esprit libertaire qui a transformé les générations Y et Z en cauchemars pour les employeurs qui ne parviennent pas à les garder. « Je me plaisais bien là-bas, mais on me proposait des missions plus larges, plus de reconnaissance, plus de salaire aussi. »

La psychosociologue a créé une agence de conseil appelée « Vague de sens » afin d’aider les entreprises à s’adapter aux nouvelles tendances.

Face à ces nouveaux défis, les entreprises sont nombreuses à se casser les dents, observant avec incompréhension le turnover imposé par leurs jeunes talents. « On n’a jamais autant galéré », assure Gwenola Richard, qui dirige l’agence de service à la personne APEF de Rennes. « On a la sensation qu’il n’y a plus de sentiment d’appartenance à l’agence ou à l’entreprise». Les laboratoires du groupe d’analyse d’amiante ont pourtant travaillé sur leur attractivité en revoyant les grilles de salaire et en tentant de travailler sur le bien-être au travail.

Le salaire peut être un facteur, mais ce n’est pas le premier. Les jeunes ont besoin que leur mission ait du sens, d’être écoutés, considérés. Pour certains employeurs, cette « infidélité » va même jusqu’au manque de rigueur et d’honnêteté, générant des situations problématiques. « On a parfois des personnes qui ne viennent pas au travail, sans prévenir personne. D’autres ne se pointent pas à l’entretien ou snobent une formation. « C’est un casse-tête pour les plannings et cela a des répercussions sur tout le monde », assure Gwenola Richard, qui ajoute « on se demande tous les jours s’ils vont venir travailler ».

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S’il ne faut pas généraliser ces comportements, tout le monde s’accorde à dire qu’ils sont plus fréquents. « Les jeunes n’ont pas conscience des attentes d’une entreprise, l’école ne les prépare à ça.

Ces générations ont grandement été chouchoutées et ils continuent avec cette représentation. Le paradoxe, c’est qu’ils manquent souvent de confiance en eux tout en ayant cette impression que tout est possible.

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