Les Restos du coeur : « Depuis le confinement, on a vu venir les gens qui ont perdu leurs petits boulots »

Les Restos du cœur lancent, mardi 24 novembre, leur 36e campagne d’hiver dans un contexte inédit, marquée par la crise économique apparue dans le sillage de l’épidémie de Covid-19. « Je pense que cette année on dépassera le million de personnes », estime Patrice Blanc, son président.

Pour l’heure, l’association chiffre la hausse des inscriptions pour la campagne d’hiver à + 10 %, les situations étant « variables selon les départements », avec une explosion de la demande en Seine-Saint-Denis (+ 45 %) et à Paris (30 %), selon Patrice Blanc.

La crise sanitaire et ses conséquences économiques et sociales ont amené des nouveaux bénéficiaires : « Depuis le confinement, on a vu venir les gens qui n’ont plus rien parce qu’ils ont perdu leurs petits boulots », décrit Josiane Le Blond, responsable du centre d’Argenteuil, qui a accueilli 1 500 familles l’année dernière et a enregistré 400 nouvelles inscriptions. « Le premier pas est le plus difficile », confie la femme, chariot à la main, venue s’inscrire à la campagne d’hiver sur conseil de son assistante sociale.

Parmi les bénéficiaires de plus de 16 ans, 36 % sont en recherche d’emploi, 12 % perçoivent une retraite, 6 % ont un emploi et 6 % sont étudiants. La distribution accompagnée (les bénéficiaires entrent dans le centre et sont accompagnés par des bénévoles) a laissé place à un système de « drive », où les bénévoles apportent les denrées alimentaires à l’entrée du centre où les bénéficiaires attendent en file. Exit également le « coin café » qui offrait un moment de convivialité.

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