Dans le contexte le Français préfère emprunter que de puiser dans son épargne

Alors que le gouvernement encourage les Français à dépenser leur épargne, ils regardent avec intérêt le crédit à la consommation, d’après une étude du CSA Research pour Cofidis. D’après cette enquête, en août près d’un Français sur deux (48%) envisageait de souscrire un crédit à la consommation pour ne pas avoir à toucher à son épargne.

Une bonne alternative en temps de crise donc, mais aussi en temps de confinement, grâce au développement de l’offre digitale de paiement en 3 ou 4 fois. «Le nombre de sites e-commerce ayant adopté cette offre de paiement développée par Cofidis a de son côté augmenté de 30% sur la même période par rapport à l’année dernière. Cette solution de paiement s’est révélée être une bonne alternative à la fermeture des magasins pour continuer à consommer, sans prendre de risque.»

Si les Français ne sont pas habituellement friands du crédit à la consommation, contrairement aux Américains par exemple, «ils sont extrêmement attachés à leur épargne», assure Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne. Or, «la consommation ne rentre pas dans la sphère de la précaution, et donc pour la soutenir, toucher à l’épargne n’est pas envisagé.»

Une tendance qui d’une part ne correspond pas au souhait formulé par le gouvernement de voir l’épargne des Français réinjectée dans l’économie, et qui d’autre part «est irrationnelle» selon Philippe Crevel.

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D’après l’économiste, privilégier le crédit à la consommation à l’épargne n’est pas rentable à long terme, et peut même être coûteux, paradoxe lorsqu’on sait que les Français souhaitent conserver l’épargne pour combler les éventuels trous dans le portefeuille.

Malgré cela, l’épargne dort toujours sur les comptes des Français, bien décidés à la conserver, au profit du crédit à la consommation.

Entre mars et fin juillet, les ménages ont déposé 85,6 milliards d’euros selon la Banque de France, dont 25,1 milliards d’euros seulement en avril.

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