Vacances de printemps : les Français envisagent de voyager moins qu’en 2025

D’après une étude exclusive de Particulier à Particulier (PAP) révélée par franceinfo le jeudi 2 avril, on constate que cette année, les départs en vacances de printemps des Français seront moins nombreux que ceux enregistrés en 2025. Cette diminution s’explique principalement par l’augmentation du coût des carburants.
Selon l’étude de PAP, après une année 2025 dynamique avec une croissance de 4,4%, les réservations pour les vacances de printemps connaissent une baisse de 1,8% en 2026. Cette diminution est attribuée directement à l’augmentation du prix de l’essence qui influence les décisions d’achat. Avec le coût du gazole atteignant un niveau record depuis au moins 1985, la question du budget alloué au transport redevient un élément crucial pour de nombreuses familles, en particulier.
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Selon Corinne Jolly, présidente du site immobilier Particulier à Particulier (PAP), la partie septentrionale du pays va se détacher plus proche et pour une durée moindre. D’après l’étude, on observe un recul des destinations lointaines, une réduction de la durée des séjours et une préférence croissante pour des options considérées comme “proches, simples et abordables”. Les destinations en progression sont principalement celles qui sont facilement accessibles et situées à proximité des centres urbains densément peuplés.
En détaillant davantage, on constate que les cinq départements enregistrant la plus forte augmentation des réservations par rapport à l’année 2025 sont la Loire-Atlantique (+19,8%), la Dordogne (+16,7%), le Calvados (+15,2%), le Morbihan (+14,7%) et la Vendée (+8,8%). La montagne conserve son attrait indéniable au cours du mois d’avril, bénéficiant également de sa météo particulière. Grâce à des chutes de neige abondantes, la saison hivernale en montagne s’étend jusqu’au mois d’avril. Corinne Jolly souligne également l’importance du facteur budgétaire, car les tarifs pratiqués pour un séjour à la montagne en avril sont nettement plus avantageux qu’en février.
En revanche, les départements du sud de la France, notamment les Alpes-Maritimes (-20,4%) et les Pyrénées-Atlantiques (16,5%), connaissent cette année des baisses significatives de réservations, malgré un littoral méditerranéen qualifié de “le plus cher de France” par Corinne Jolly. En outre, on constate une baisse de 5,7% des réservations vers des destinations étrangères, avec une chute de 9,5% pour l’Espagne, qui demeure une destination privilégiée des touristes français. Cette diminution reflète clairement l’influence du contexte actuel sur les choix de destinations de vacances, conclut PAP.
En revanche, le mois de mai s’annonce plus animé en raison des jours fériés, ce qui incitera de nombreux Français à voyager. Nous observons une progression significative dans ce cas. Selon Corinne Jolly, la croissance en mai s’élève à 15 % en raison de la configuration favorable du mois en termes de jours fériés.
Méthodologie : L’étude de Particulier à Particulier est basée sur 16 596 demandes de réservations effectuées pour la période du samedi 4 avril 2026 au lundi 4 mai 2026 inclus, comparées aux réservations effectuées pour les vacances de printemps 2025.
