Réforme de la SNCF : quelle logique économique ?

Réforme de la SNCF : quelle logique économique ?Réforme de la SNCF : quelle logique économique ?. A l’heure où s’engage la réforme de la SNCF, on mesure comme souvent dans ces cas-là le déficit de pédagogie autour de ce type de réformes. Avec, si l’on reprend la longue histoire du transport ferroviaire français, qu’il soit sous gestion privée ou publique, des crises récurrentes d’endettement, ou si l’on se réfère aux exemples étrangers de privatisation au bilan plus que mitigé, l’impression que la seule chose que récolteront les utilisateurs sera soit une dégradation du service, soit son renchérissement.

Il s’agit principalement d’un deal proposé à SNCF mobilité (entité qui gère le train) : flexibilisation de l’entreprise, pour être en mesure d’affronter la concurrence, en contrepartie d’une reprise de la dette de SNCF réseau (l’entité qui gère le rail), comme l’a fait le gouvernement allemand pour la Deutsche Bahn dès 1994.

Que sur 2200 milliards de dette publique, 47 milliards soient dédiés à un réseau aussi névralgique que le réseau ferroviaire, notamment pour un pays de taille intermédiaire comme la France, n’a rien en soit de répréhensible et ne prédétermine pas nécessairement les choix futurs.

Mais ce genre de réforme serait beaucoup plus lisible, et moins susceptible de déclencher de la parano, si elle était associée à un vrai schéma de mobilité, garantissant que toutes les externalités économiques et sociales associées au rail sont bien conservées, voire améliorées.

A lire également : Le gouvernement va présenter sa réforme de la SNCF




N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser votre commentaire