En cas de fraude, les clients de moins en moins remboursés, par leur banque

Près d’un tiers des victimes de fraudes n’ont pas été remboursées par leur établissement bancaire sur les douze derniers mois, un chiffre en augmentation malgré une réglementation plus protectrice pour les consommateurs, a alerté jeudi l’association UFC-Que Choisir.

Cette enquête a été réalisée entre le 2 et le 9 septembre auprès de 1 535 consommateurs victimes de fraude au cours des douze derniers mois et abonnés à la newsletter de l’UFC-Que Choisir.

Dorénavant, un mot de passe ou un système de reconnaissance digitale doivent être utilisés, et selon UFC-Que Choisir, seuls 46% des consommateurs sont équipés d’un «dispositif d’authentification forte».

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«Les banques sont en retard pour la sécurisation des transactions à distance», a pointé l’association dans un communiqué, qui dénonce «des manœuvres pour échapper à leur obligation de rembourser les sommes dues aux victimes».

Sollicitée par l’AFP, la Fédération bancaire française a balayé les accusations en expliquant qu’une fois la fraude révélée par le client, «chaque banque s’organise ensuite pour apprécier la situation, selon les circonstances et le type de fraude, et assurer le traitement».

Ces fraudes, qui concernent principalement les paiements sans contact et les paiements en ligne, pourraient augmenter de 20% cette année et atteindre 600 millions d’euros.

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