Le gouvernement refuse de fixer un prix maxi pour les masques

Agnès Pannier-RunacherDimanche, Marine Le Pen a tweeté pour demander au gouvernement, au vu des « abus » constatés, de fixer un plafond au prix des masques lavables dits « grand public ». La présidente du Rassemblement national estimait que le prix des masques vendus entre 5 et 15 euros était une « honte » au vu des coûts de fabrication. »

Lors d’une conférence de presse ce lundi, la secrétaire d’Etat à l’Économie Agnès Pannier-Runacher en a expliqué les raisons. « Un masque peut avoir différentes caractéristiques, qu’il s’agisse du nombre d’utilisations, de marques éventuellement. Pour ces raisons, l’approche qui consiste à dire il y a un prix maximum risquerait de freiner l’innovation ».

Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, est, elle, allée bien plus loin : « Tout leur problème est là : ils préfèrent ne pas freiner l’innovation plutôt que de freiner l’épidémie », a-t-elle écrit sur le même réseau social.

La secrétaire d’Etat a cependant promis que le gouvernement surveillerait de très près les tarifs pratiqués à la vente. Elle estime qu’un bon prix se situerait, s’agissant des masques lavables et réutilisables, à environ « 20 centimes d’euros par usage ».

Agnès Pannier-Runacher dit avoir demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes de lui faire des propositions dans les 48 heures, « permettant de garantir l’accessibilité des masques ».

Interrogée par BFMTV, la secrétaire d’Etat a dit attendre de la grande distribution qu’elle « fasse un point très précis » au gouvernement sur les stocks, leur répartition sur le territoire et les prix qui seront pratiqués. Elle évoque une « discussion pour que les prix soient très compétitifs pour les familles à petit budget ».




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