Le Sénat juge « dangereuse » la mise en place de l’Aide Active à Mourir en France

Le Sénat juge « dangereuse » la mise en place de l'Aide Active à Mourir en FrancePlaidoyer contre toute forme d’aide active à mourir (AAM), ce texte entend démontrer que l’ouverture d’un tel droit, que l’exécutif entend inscrire dans un projet de loi d’ici à la fin de l’été, serait « une réponse inappropriée» aux attentes des patients en fin de vie, « une véritable gageure» sur le plan juridique et un facteur de déstabilisation de « repères sociaux fondamentaux ».

Les conclusions du Sénat reprennent également certains éléments de langage portés par des organisations de soignants hostiles à l’AAM, pour lesquelles « donner la mort ne peut pas être considéré comme un soin ».

Gonflée par des sondages biaisés, offrant « un faux choix aux personnes interrogées »et présentant l’AAM comme « la seule possibilité d’échapper à la souffrance ». Or, « la dégradation apparente par la maladie de la qualité de vie renforce le désir de vivre» des patients, qui demandent avant tout à être accompagnés face aux souffrances en fin de vie, selon les sénatrices.

À LIRE AUSSI >> Bientôt, il sera possible d’activer à distance des cameras ou micros des téléphones

Le cadre juridique actuel, « globalement adapté » aux situations de fin de vie, « n’exige pas» d’ouvrir l’accès à l’AAM en France, tranchent Christine Bonfanti-Dossat et Corinne Imbert.

Un feu vert à l’AAM serait d’autant plus « périlleux » que les exemples étrangers démontrent que le contrôle du respect des procédures est « extrêmement difficile », jugent les rapporteures. D’où une « hypothèse prudente » : une fois autorisée et « banalisée », l’AAM pourrait bouleverser certains fondements sociétaux, en mettant à mal les efforts de prévention du suicide ou en favorisant une « marchandisation de la mort choisie », comme en Suisse, où le suicide assisté est facturé plusieurs milliers d’euros.

N'hésitez pas à nous suivre et à nous aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *