L’association AFA interpelle les parlementaires sur le manque de toilettes publiques

L'association AFA interpelle les parlementaires sur le manque de toilettes publiques La semaine dernière, certains députés et sénateurs français ont eu une petite surprise lorsqu’ils se sont rendus… aux toilettes. Dessus, ils ont pu lire des témoignages de personnes qui racontent les fois où elles se sont vues refuser un accès à des toilettes, alors qu’elles avaient une envie pressante.

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À l’occasion de la journée mondiale des toilettes, le 19 novembre dernier, l’association a lancé une campagne intitulée «Action pressante». Un nom tout à fait à propos, avec pour but d’alerter sur le manque de toilettes publiques et gratuites.

En France, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin touchent plus de 300 000 personnes, et se manifestent par des symptômes digestifs tels que des diarrhées. «Ces symptômes handicapants au quotidien et tabous vont vraiment affecter la qualité de vie des malades et nécessiter l’accès immédiat à des toilettes», explique Eve Saumier, la directrice de la communication de l’association AFA.

«Or, ce que l’on constate en France, c’est que l’accès aux toilettes dans l’espace public, mais également dans les transports est assez limité». «Il y a réellement besoin aujourd’hui que les politiques s’emparent de ce sujet. En effet, au-delà des personnes que nous représentons, c’est une très grande partie de la population qui est concernée par cette question.

Vous avez toutes les personnes qui ont des maladies digestives ou urinaires, les personnes en situation de handicap, les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées, les professions ambulantes, les sans-abri», détaille Eve Saumier.

Des villes, comme Marseille, possèdent un nombre de toilettes publiques ridicule par rapport au nombre d’habitants. «Le besoin d’aller aux toilettes, c’est un besoin primaire. L’accès aux toilettes, c’est un besoin de première nécessité qui est reconnu par les Nations unies. » Ainsi, personnellement, on ne peut pas monétiser un besoin primaire”, précise Mathilde Hignet.

Mathilde Hignet, députée LFI d’Ille-et-Vilaine, et François Piquemal, député LFI de Haute-Garonne, espère pouvoir relancer leur proposition de loi et obtenir de nouvelles signatures.

Les députés ont proposé la mise en place d’un quota de toilettes publiques : une pour 2 500 habitants.

À noter qu’il existe des applications pour géolocaliser les toilettes publiques et autre.

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