Trump empêtré dans l’affaire Epstein

Donald Trump, le revenant dont il n’arrive pas à se défaire : Jeffrey Epstein. Après la diffusion de photos exclusives par CNN, un nouvel épisode de ce feuilleton estival aux États-Unis se dévoile. Pour commencer, une photo révélatrice, montrant pour la première fois qu’Epstein était présent au mariage de Donald Trump avec son épouse Marla Marles.
Cela remonte à 1993, avant les premières accusations de trafic d’enfants. Une vidéo six ans plus tard dépeint Trump et l’homme d’affaires complice, bras dessus bras dessous, lors d’une parade de la griffe de lingerie Victoria’s Secret. En réponse à des questions sur ces documents, voici la réaction du président à Andrew Kaczynski, journaliste de CNN : « Il a hésité un moment, puis a demandé : ‘Vous rigolez ?’, avant de qualifier CNN de fausses nouvelles. » Il m’a simplement raccroché au nez.
À consulter >> Hausse des noyades : les Français “nagent beaucoup moins bien”
Donald Trump est en colère de constater que les médias qu’il méprise s’intéressent à sa liaison avec le controverser, Epstein. Depuis que son gouvernement a déclaré ne pas disposer de preuves concernant une liste cachée de clients d’Epstein, mort en détention en 2019, il est piégé dans sa propre stratégie. Durant sa campagne, Trump avait soutenu le contraire en affirmant que l’État protégeait des personnalités. « Que dissimule-t-il ? », interrogent des manifestants. Sa base crie également à la trahison.
Ainsi, Donald Trump essaie de créer des distractions. Comme le mardi 22 juillet, où, lorsqu’on lui a posé des questions sur le scandale, il a critiqué Barack Obama, l’accusant d’avoir tenté de falsifier les élections de 2016 : « Il s’agit d’une chasse aux sorcières. » Il vaudrait mieux évoquer le président Obama. Il est fautif.
Barack Obama, pour une fois sortant de son attitude habituellement réservée, qualifie cela de « manœuvre de diversion ridicule ». « Pour témoigner de l’inquiétude des Républicains, le président de la chambre des représentants a décidé d’envoyer les députés en congé un peu plus tôt que prévu pour esquiver tout vote gênant qui pourrait aller à l’encontre de Donald Trump », note Stéphanie Perez, correspondante spéciale aux États-Unis.
