Le gouvernement et le président de la République “se sont détournés” de l’entreprise Brandt

Le gouvernement et le président de la République
Liquidation judiciaire de Brandt

Pascal Sudre, secrétaire départemental de la CGT pour le Loiret, a exprimé son indignation en affirmant que le gouvernement et le président de la République « ne se sont absolument pas engagés en faveur de la sauvegarde de Brandt », lors de son intervention sur franceinfo le samedi 14 mars. Pascal Sudre exprime son indignation, voire sa révolte, à l’égard de la décision rendue le vendredi 13 mars par le tribunal des activités économiques de Nanterre, qui a choisi de retenir l’offre du groupe Cafom, distributeur d’équipement pour la maison dans les outre-mer, en vue de reprendre les marques et les stocks du groupe Brandt, ancien fleuron de l’électroménager liquidé en décembre.

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Pascal Sudre évoque une « incompréhension totale » de la part des employés ainsi que de la CGT. Il souligne qu’il existait des propositions, notamment celles soutenues par les collectivités territoriales, telles que la région du Centre-Val de Loire et la ville d’Orléans. Il déplore que l’on se retrouve dans des situations semblables à celles rencontrées par d’autres industries bradées.

Le secrétaire départemental de la CGT dans le Loiret affirme que certains projets de reprise étaient « viables » et auraient pu conduire à une situation comparable à celle de la verrerie Duralex, située près d’Orléans. « On nous indique aujourd’hui qu’il a été possible de sauver la verrerie : à cette époque, (…) il y avait également eu un engagement significatif de l’État et du gouvernement. »

Lorsqu’il a été interrogé sur les déclarations d’Hervé Giaoui, directeur général du groupe Cafom, qui affirme que la marque Brandt sera « une marque que nous allons conserver dans le patrimoine français », Pascal Sudre a exprimé son indignation : « Ce PDG évoque une marque, tandis que nous, depuis plusieurs mois, mettons en avant les 700 employés qui viennent de perdre leur emploi, sans perspective pour la majorité d’entre eux. »

La préfecture du Loiret a pour mission d’organiser des événements de type « job dating » (recherche d’emploi en français) afin de faciliter le retour à l’emploi des salariés. Pascal Sudre exprime son indignation en déclarant : « Il est pour le moins surprenant d’organiser des sessions de recherche d’emploi 24 ou 48 heures avant la décision du tribunal de commerce, comme si cette décision avait été anticipée. » Il soulève également des interrogations quant à la nature des emplois qui seront réellement proposés et aux conditions dans lesquelles les salariés seront réintégrés. Il conclut en soulignant que pour certains d’entre eux, il s’agit de la perte d’une génération de savoir-faire.

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