Les crédits à la consommation sont soutenus par les ménages aisés

Les crédits à la consommation sont soutenus par les ménages aisés
D’après une étude réalisée par l’institut CSA Research, rendue publique le lundi 16 mars, 42 % des Français ont contracté un crédit à la consommation, ce qui représente une augmentation de deux points par rapport à l’année précédente, atteignant ainsi un niveau sans précédent depuis six ans. L’amélioration ressentie du pouvoir d’achat concerne principalement les catégories sociales supérieures, tandis que les ménages à revenus modestes demeurent prudents. Il est question des crédits octroyés par les établissements bancaires ainsi que par des organismes spécialisés tels que Cetelem ou Cofidis, pour lesquels l’enquête a été menée.

Pour la première fois depuis 2012, la proportion de ménages considérant leur pouvoir d’achat comme élevé excède celle de ceux qui l’estiment faible : 23 % des personnes interrogées mentionnent des capacités financières supérieures, tandis que 20 % les jugent inférieures.

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D’autres données viennent néanmoins nuancer cette tendance, en particulier celles diffusées par la Banque de France, qui soulignent une grande prudence des Français à l’égard de leur pouvoir d’achat. L’enquête réalisée par CSA Research en collaboration avec Cofidis met également en évidence que l’amélioration perçue du pouvoir d’achat est principalement soutenue par les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+). Cette tendance est particulièrement observable parmi les cadres, où 51 % d’entre eux sont actuellement engagés dans le remboursement d’un crédit. En revanche, la prudence concernant la souscription d’un crédit à la consommation demeure nettement plus prononcée au sein des catégories sociales les plus défavorisées.

L’ensemble des régions de France ne bénéficie pas des mêmes conditions. Les résidents de certaines régions ont tendance à emprunter davantage que ceux d’autres zones. L’Île-de-France se distingue par un taux de souscription de 49%. En ce qui concerne les montants empruntés, et non le nombre de crédits octroyés, la région Centre-Val de Loire se distingue néanmoins en occupant la première place, avec une moyenne de 24 000 euros par emprunteur, contre 9 000 euros en Île-de-France.

L’automobile représente le principal poste de dépenses. D’après les analyses de CSA Research, l’acquisition d’un véhicule automobile constitue 40 % des crédits octroyés par les établissements spécialisés, tandis que les voitures électriques neuves représentent 26 % des financements. Une des conclusions que l’on peut en déduire est que, pour ceux qui en ont les capacités financières, le crédit est de plus en plus utilisé pour financer des projets considérés comme utiles, et ne se restreint plus à une simple consommation de biens périssables.

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