Droits de douane : Le Parlement européen donne son feu vert final à un accord commercial avec les États-Unis

Le mardi 16 juin, le Parlement européen a donné son approbation finale à l’accord commercial signé en 2025 entre l’Union européenne et Donald Trump, dans le but de favoriser la détente des relations transatlantiques suite à une période de tension prolongée.
Les parlementaires, réunis à Strasbourg, ont massivement voté en faveur (440 voix pour, 151 voix contre et 50 abstentions) d’un texte visant à éliminer les droits de douane imposés par l’Union européenne sur la plupart des biens industriels et agricoles en provenance des États-Unis. Cela représente l’engagement principal pris par les Européens à Turnberry, en Écosse, lors de l’été dernier, en contrepartie de la limitation à 15 % des droits de douane imposés par le président américain l’année précédente sur les importations européennes.
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Les membres du Parlement européen, ayant considéré que l’accord négocié par Bruxelles était excessivement déséquilibré, ont finalement levé leurs objections suite à la mise en place de plusieurs mesures de sauvegarde visant à protéger les intérêts de l’Union européenne contre les actions de Donald Trump. En mai, lors d’un compromis négocié avec les États membres, les députés européens ont inclus une clause de caducité dans l’accord commercial. Cette clause stipule que l’accord expirera automatiquement à la fin de l’année 2029, après le mandat de Donald Trump, sauf si une prolongation est approuvée avant cette date. La Commission aura la possibilité de suspendre l’accord douanier si d’ici la fin de l’année, Donald Trump n’élimine pas les surtaxes de 50% qu’il a instaurées sur de nombreux produits contenant de l’acier et de l’aluminium.
Le vice-président de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, a souligné lors d’un débat à Strasbourg que le vote d’aujourd’hui constituait une étape cruciale offrant l’opportunité de progresser et de consolider notre position vis-à-vis des Américains.
Le Parti Populaire Européen (PPE), qui est le plus grand groupe politique au Parlement européen, a exprimé son soutien à l’accord afin de garantir la pérennité des échanges commerciaux de grande envergure entre l’Union européenne et les États-Unis. Les garanties obtenues n’ont toutefois pas suffi à dissiper toutes les résistances, en particulier du côté gauche. Cette situation est perçue comme une véritable humiliation pour l’Union européenne. Emma Fourreau, membre du groupe politique La Gauche, avait critiqué le fait de s’incliner une fois de plus devant les États-Unis. En revanche, l’extrême droite a exprimé des opinions divergentes, avec le groupe ECR (Conservateurs et réformistes) soutenant le texte, tandis que les Patriotes pour l’Europe ont qualifié cela de “capitulation”.
Les 27 États membres, dont l’approbation est également nécessaire, ont provisoirement approuvé le compromis trouvé avec le Parlement dès la fin du mois de mai. Suite à l’approbation finale des députés, il ne leur reste plus qu’à donner leur aval formel pour finaliser la ratification. Pour se conformer à l’ultimatum établi par Donald Trump, qui avait accordé aux Européens jusqu’au 4 juillet, date des célébrations du 250e anniversaire des États-Unis, pour honorer leurs engagements.
